Couple mixte libertin échangiste aime rencontrer des couples ou de jeunes hommes bien membrés pour elle.

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nous sommes un couple mixte, elle asiatique, lui français bien membré, à la recherche de couples coquins, femmes rondes et mecs bien membré pour elle.
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Nous vivons en Andorre, on peut vous loger si vous venez quelques jours.
Bises

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L’échangisme en quelques mots

L’échangisme correspond à un ensemble de pratiques sexuelles de groupe mais ne les englobe pas toutes. Si on reprend la signification stricte de l’échangisme, il s’agit d’un échange de partenaires entre deux couples dans le cadre d’un rapport sexuel. Plusieurs variantes sont possibles selon les préférences sexuelles et les règles émises par les couples.
Ainsi, dans le cas le plus courant, deux couples hétérosexuels peuvent échanger simplement leur partenaire pendant une partie ou durant la totalité de l’acte. Dans un autre cas, tout aussi courant, les femmes de chaque couple font l’amour ensemble tandis que les deux hommes ont un contact charnel uniquement avec leur partenaire habituelle.
Toutefois, l’échangisme ne se limite pas à quatre personnes. Un homme ou une femme peut-être l’unique individu qui fera l’amour avec un membre ou les deux membres du couple. On parle alors de triolisme qui est considéré comme une pratique échangiste car il y a un échange entre les trois personnes. Si l’une d’elle reste en retrait et se contente de prendre du plaisir en regardant son partenaire faire l’amour avec un(e) autre, on parle alors de candaulisme.
Le couple peut accueillir de multiples partenaires au cours d’un unique rapport. En somme, il n’y a pas de règles établies concernant le nombre d’hommes, de femmes ou la configuration. Par contre, il ne faut pas confondre l’échangisme avec le mélangisme (attouchements sexuels sans pénétration), le côte-à-côtisme (rapports sexuels à proximité sans contact), le voyeurisme ou l’exhibitionnisme qui sont d’autres pratiques sexuelles de groupe.


Quelle est la réalité des chiffres du libertinage en France et en Europe ? Quel succès ou non connaît ce phénomène ? Combien de gens cela touche-t-il ? Quels sont les nombres des lieux concernés ou des pratiques existantes ? Nous vous livrons toute une série de statistiques sur les libertins qui traduit l’ampleur qu’ils prennent dans notre communauté sexuelle.

Les champions du libertinage : les Belges

Les Belges sont incontestablement les champions d’Europe de l’échangisme : près d’un sur dix (9 %) a déjà fréquenté un lieu échangiste (contre 6 % en moyenne dans les autres pays) et 7 % d’entre eux ont déjà pratiqué l’échange de partenaires entre couples (contre 4 à 6 % dans les autres pays étudiés). Les Belges sont aussi ceux qui font le plus l’amour en présence d’autres partenaires sexuels (avec un chiffre record de 17 % contre seulement en moyenne 10 à 13 % dans les autres pays !). Et, à égalité avec toujours nos amis belges, les Britanniques sont ceux qui s’adonnent le plus à la pratique très gourmande de l’orgie (12 %).

Et les Français, me direz-vous ?

En moyenne, nous nous classons en 2nde ou 3ème position dans le nombre de rapports à plusieurs et donc libertins. Mais nous progressons vite, car nous sommes deux fois plus nombreux qu’il y a 20 ans à pratiquer et aimer grandement l’échange de partenaires. Nous sommes aussi le pays qui compte le plus de lieux libertins en Europe et donc au monde. Ce qui induit une hausse significative de la fréquentation de lieux libertins comme les clubs et les saunas, puisqu’on observe une nette progression du nombre de personnes ayant connu ce type de lieux coquins (ils étaient 7 % en 2014 contre 2,6 % en 2006).

couples libertins

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Les libertins rajeunissent !

En effet, nous constatons par ailleurs, grâce à l’enquête de l’Ifop pour le compte de Wyylde, que c’est parmi nos jeunes de 25 à 34 ans (6 %) et non plus de ceux âgés de 35 à 49 ans (5 %) que l’on trouve aujourd’hui le plus d’adeptes, les jeunes de moins de 25 ans (4 %) étant quant à eux plus nombreux que les plus de 50 ans (3 %) à avoir fait les coquins !

Combien y a-t-il de pratiques libertines « connues » ?

Même si le chiffre n’est pas réellement exhaustif, on compte globalement 10 grandes tendances :

– le voyeurisme : regarder des couples faire l’amour, ensemble ou à plusieurs,

– l’exhibitionnisme : faire l’amour devant d’autres,

– le côte-à-côtisme : faire l’amour en couple à côté d’un ou de plusieurs autres couples,

– le mélangisme : faire l’amour à côté d’un couple en le touchant,

– le triolisme : faire l’amour à trois,

– l’échangisme : échanger ses partenaires avec d’autres couples,

– le candaulisme : l’un des partenaires regarde l’autre faire l’amour sans participer,

– le fétichisme : regarder, toucher ou porter des objets ou vêtements,

– la domination/soumission ou sadomasochisme : dominer ou être dominé par son partenaire sexuel,

– le travestissement : se grimer en quelqu’un du sexe opposé avec des accessoires et en adopter le comportement.

Combien y a-t-il de clubs en France ?

Comme nous l’avons vu plus haut, nous sommes de plus en plus nombreux en France à fréquenter des lieux libertins. Principalement sous forme de clubs, voire de bars, ou de saunas, nous comptons aujourd’hui, selon le site France Coquine qui les référence tous, autour de 260 lieux libertins.

Mais à ces lieux connus, il faut ajouter :

– tous les lieux libertins extérieurs comme les parkings, les plages, les toilettes publiques, les forêts… Et là, on peut étendre à 150 le nombre d’espaces où les couples se rencontrent en toute discrétion !

– les maisons d’hôtes, ou guesthouses, tenues par des couples qui vous accueillent dans un environnement protégé et propice au libertinage. On en compte une quinzaine qui sont durables.

Quelles sont les régions les plus libertines ?

Pour établir ce classement, nous sommes restés sur les anciennes dénominations des grandes régions :

1 – Auvergne-Rhône-Alpes, avec plus de 75 lieux recensés,

2 – Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, avec près de 67 endroits libertins,

3 – L’Île-de-France, avec plus de 45 lieux, ce qui, ramené à la taille de celle-ci, en fait la région la plus active en matière de libertinage.

La bonne dernière est : les Pays de la Loire, avec seulement 17 clubs recensés.


Nous retrouvons Quentin et Pauline, nos jeunes tourtereaux dont vous aviez déjà pu lire les trépidants débuts dans le libertinage. Aujourd’hui, ils nous racontent comment ils ont peu à peu évolué dans leurs pratiques libertines, en passant de côte-à-côtistes à mélangistes.

Une nouvelle soirée libertine

Environ une dizaine de jours après leur (épique) première fois dans un sauna (souvenez-vous, c’était juste pour voir et ils ont fini à huit), Quentin et Pauline décident de retourner sur les lieux du crime, en quête de nouvelles aventures. Mais cette fois-ci, se sentant un peu plus en confiance, ils partent sans filet, c’est-à-dire sans faire connaissance au préalable avec d’autres libertins sur le net. Les voici donc, seuls et livrés à eux-mêmes, face aux autres couples du sauna.

Au début, ils discutent tranquillement avec les gérants, notamment de leur fameuse première fois et comment, en l’espace d’une soirée, ils sont passés de petits nouveaux qui n’y connaissent rien à “attention, ce soir il va y avoir du spectacle”. Puis ils finissent par se mêler à la faune locale. Mais ils restent timidement dans leur coin, parlant avec des gens, mais n’osant pas du tout draguer. “C’était assez impressionnant, confie Quentin. On ne savait vraiment pas comment aborder les gens, on se sentait très maladroits. La première fois était bien plus facile en comparaison !“

Ceux qui avaient une touche

Finalement, ils n’auront pas besoin de faire plus d’effort que ça car rapidement un autre couple les remarque. La femme aborde Pauline. Une jolie poupée blonde avec des taches de rousseur et de grands yeux bleus hypnotisants. On dirait presque une petite fille sage. Presque. Elle lui parle en lui caressant délicatement le bras, il n’en faut pas plus pour électriser notre jeune libertine. Les hommes se joignent à la conversation, le courant semble bien passer. On aborde les questions logistiques assez rapidement (âges et pratiques sexuelles) et on convient des règles (côte-à-côtisme sans dérapage bien que l’autre couple soit initialement mélangiste). Tout le monde est d’accord et à peine cinq minutes plus tard, l’autre couple les invite à monter à l’étage, dans les coins câlin.

Un “tête à tête” des plus intimes…À quatre

Comme lors de leur première soirée, les femmes ouvrent le bal : la belle blonde pose ses lèvres sur celles de Pauline, leurs langues se trouvent, leurs deux corps se rapprochent. Les hommes observent cette langoureuse danse un instant avant de rejoindre chacun sa compagne. Pendant que Quentin ouvre les cuisses de sa belle et commence à passer sa langue entre ses lèvres humides, des caresses sont encore échangée entre les deux femmes. Il sent que cela excite terriblement Pauline, ce qui ne le laisse pas indifférent non plus. À côte, l’autre couple, fait de même. Mademoiselle est sur le dos, proche de Pauline, sa tête basculée en arrière pendant que son amant s’occupe d’elle. Il entend les râles de plaisir des deux femmes et sent son sexe se durcir.

“C’était un moment terriblement intime”

…Raconte-t-il. “Et complètement différent de notre première fois. Cette fois nous n’étions pas cachés par la multitude des autres couples, nous n’étions que nous deux face à eux deux. À un moment, nous avons changé de position et la femme s’est de nouveau mise à caresser Pauline et son compagnon aussi. Ça ne nous a pas dérangé, au contraire. Alors j’ai moi aussi fait un geste vers l’autre femme pour la caresser à mon tour mais elle a eu un mouvement de recul. J’ai immédiatement arrêté mon geste. Puis chaque couple à fait l’amour de son côté…”

TÉMOIGNAGE – “COMMENT NOUS SOMMES PASSÉS AU MÉLANGISME”

TÉMOIGNAGE – “COMMENT NOUS SOMMES PASSÉS AU MÉLANGISME”

“Ça a quelque chose de vraiment incroyable et terriblement sensuel de faire ça comme, juste à côté et seulement à quatre, explique Pauline. C’était comme avoir du “porno” en live… Et en plus réaliste aussi !” (Rires)

Quentin poursuit : “On a beaucoup aimé le décalage entre ce soir-là et notre première fois. Autant la première fois, nous n’avions pas laissé de place à l’inconnu, à faire du repérage des lieux avant, etc. Autant là, on est partis complètement à l’aventure.” “Oui, confirme Pauline, on était dans l’inconnu le plus total, on a laissé le hasard nous surprendre et c’était très bien. Très excitant aussi de coquiner avec de parfaits inconnus ! D’ailleurs, nous n’avons pas leur téléphone ou quoi que ce soit… On ne sait même pas comment ils s’appellent !!!” “C’était vraiment du sexe consumériste, conclue Quentin dans un sourire coquin. Et ce n’était pas désagréable du tout, même si par la suite, nous avons souvent gardé contact avec nos partenaires…”

Le débrief de la soirée

“Sur le retour, nous avons fait comme la fois d’avant, raconte Pauline, nous avons débriefé la soirée. C’est important je trouve. Déjà pour le couple en lui-même, pour être sûr d’être sur la même longueur d’ondes et savoir si quelque chose a cloché pour l’un des deux ou si au contraire tout le monde était très content. Et ensuite, ça permet de revivre les moments et les sensations qu’on a vécu sur le moment, de mieux les digérer, voire même de continuer à les savourer. Enfin bref, et là Quentin me parle du fameux mouvement de recul qu’avait eu l’autre femme quand il avait voulu la caresser à son tour.” “Ça m’avait vraiment gêné, poursuit le jeune homme. Autant être les petits jeunes, les débutants dont on attend rien et qui finalement se révèlent plus effrontés que prévu, ça nous plait bien, mais être ceux qui mettent la pression aux autres, non, ça, ça ne le fait pas du tout. Du coup on s’est posé la question d’évoluer dans notre pratique du libertinage. Cette soirée nous avait montré, je pense, qu’on était prêt à passer à autre chose ou en tout cas à essayer…” “Alors, on s’est lancés, enchaîne Pauline. Nous avons contacté un autre couple, via NousLibertins cette fois. Nous avons pris le temps de les connaître, d’être sûrs qu’ils nous plaisaient et nous avons fait notre première soirée libertine privée en même temps que notre première fois mélangiste… Vous voulez qu’on vous raconte ?”

Et effectivement, ils nous ont aussi raconté cette fois-là. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ambiance était chaude… Mais tout cela, chers lecteurs, fera l’objet d’un prochain article… Alors si vous voulez lire la suite des aventures de nos jeunes libertins, surveillez bien votre fil d’actualité Facebook !


Les tigresses ont affûté leurs griffes : ce soir, la nuit sera sauvage. Dans un décor de jungle, les membres du site Wyylde, anciennement netechangisme.com, se retrouvent dans une grande boîte parisienne pour fêter l’amour, l’été et les 15 ans du site de rencontres libertines qui compte aujourd’hui environ 300.000 visites par jour.

Un succès qui n’est pas lié à un effet de mode, assure Christophe, responsable de la communication du site : « Nous sommes dans un pays libertin : la France compte plus de 250 clubs actifs. C’est vraiment ancré dans nos mœurs. »

Un million de libertins en France

Le libertinage d’aujourd’hui ne ressemble ni à un roman de Sade ni à un clip de Mylène Farmer. D’après les calculs réalisés par Wyylde sur la base de la fréquentation des sites de rencontres libertines et des lieux libertins du Cap d’Agde, environ 400.000 Français ont adopté le libertinage et 600.000 de plus le pratiquent occasionnellement. Parmi eux, Denis et Natalia*, en couple depuis 32 ans, vont justement prendre la route du Cap d’Agde cet été : « Nous avons fait nos premières rencontres échangistes il y a dix ans dans des soirées privées et des clubs, explique Denis. La première fois, c’était une surprise pour l’anniversaire de ma femme. »
Sur le site, Denis et Natalia, respectivement 53 et 48 ans, recherchent des couples et des hommes seuls. Pas de femme seule, car Natalia est « très jalouse et ne supporte pas de le voir avec une autre femme ». Quand ils s’échangent avec un autre couple, « Monsieur a droit à une petite fellation, pas plus », explique-t-elle. Denis, en revanche, aime la jalousie qui l’envahit quand sa femme prend du plaisir devant ses yeux avec un autre homme : « Quand je la vois avec un autre mais que c’est avec moi qu’elle repart, je suis fier comme un paon. Les autres lui donnent du plaisir, mais avec qui elle partage sa vie, avec qui elle a fait quatre enfants ? », sourit-il. « Ça a développé des côtés de notre libido qu’on ne connaissait pas », confirme Natalia.

Côte-à-côtisme, mélangisme, échangisme…

Retrouver le désir des premiers jours est la principale motivation des couples qui s’inscrivent sur le site. « Au bout de 20 ans de vie commune, on ne va pas se mentir, la sexualité est souvent proche de zéro, commente Christophe. Le libertinage permet de relancer la libido et provoque un phénomène de réappropriation de son partenaire. » Les couples qui se lancent dans l’aventure ont en moyenne une quarantaine d’années, ont vécu ensemble la moitié de leur vie, sont « très amoureux et décident à un moment de lutter contre les frustrations sexuelles dans leur couple », explique Christophe. Le parcours est sensiblement le même pour tous : lors des premières sorties en club, ils se contentent de regarder d’autres faire l’amour. Après le voyeurisme vient l’exhibitionnisme : à eux de se faire mater. Puis le côte-à-côtisme, où deux couples font l’amour l’un à côté de l’autre sans interactions. Suit le mélangisme, on se touche, on s’embrasse, on se caresse entre couples, et enfin l’échangisme et le candaulisme : les couples s’intervertissent ou bien la femme fait l’amour avec une tierce personne devant son partenaire « officiel ».

S’échanger pour mieux s’aimer, le libertinage redonne des couleurs à leur libido

S’échanger pour mieux s’aimer, le libertinage redonne des couleurs à leur libido

Depuis quelques années, l’âge des pratiquants à néanmoins tendance à baisser : ce soir, des couples de 25 ou 30 ans sont là. Pour eux, c’est une manière d’explorer leur sexualité : beaucoup de jeunes femmes sont curieuses d’avoir des relations avec d’autres femmes par exemple. « Environ 35 % des femmes sont bisexuelles ponctuellement », chiffre Christophe. Les jeunes ont aussi envie de passer des soirées plus « cools » que dans les boîtes normales : dans les clubs libertins, personne ne juge, personne n’oblige, personne n’est « relou ». « Les rencontres se font par cooptation, simplement avec des regards. Il n’y a jamais de bagarres car les gens ne boivent pas trop pour conserver leurs capacités sexuelles. On vient passer une soirée futile, joyeuse et vous n’entendrez jamais des libertins parler politique, bagnoles ou boulot : on parle de plaisir », poursuit Christophe.

« Je n’ai jamais connu mieux que ma femme »
Retrouver un peu de légèreté, c’était l’objectif de Lisa* quand elle s’est inscrite en célibataire sur le site il y a 7 ans. « J’étais en couple depuis l’âge de 18 ans. Après avoir divorcé, je n’avais pas envie de me prendre la tête et je me suis inscrite par curiosité. Et puis de fil en aiguille, j’ai discuté avec des gens que je n’aurais jamais rencontré autrement », confie-t-elle. Lisa et Steve*, son cavalier du soir, jeunes quadragénaires sexys, apprécient l’ouverture d’esprit et l’absence d’hypocrisie de ceux qu’ils rencontrent sur le site. « Beaucoup de gens imaginent que c’est un univers glauque mais chacun vit son libertinage comme il le sent », explique Lisa. Pour les célibataires, se prêter au jeu des couples est une expérience particulière : « J’aime bien qu’il y ait un bon feeling avec les deux personnes, que je puisse parler avec le mec. Je ne suis pas un objet ! », sourit Steve. « J’ai beaucoup de respect pour les couples qui font ça, il faut qu’ils soient très solides. La confiance entre eux et moi est primordiale : l’homme me confie sa femme, et je respecte ça. »
Etre libertin, ça se réfléchit, ça se prépare, ça se discute en couple. « Le principal écueil, c’est qu’un couple ne soit pas prêt, constate Christophe. On ne va pas dans le monde libertin si on ne l’a pas décidé ensemble. Il faut en parler avant, pendant et après. » Mais quand ça « marche » et que le désir reprend sa place dans le couple, c’est l’amour pour son partenaire qui en ressort grandit : « Je n’ai jamais connu mieux que ma femme. Il n’y a qu’avec elle que j’ai de vrais orgasmes. Et on fait l’amour tous les jours depuis 30 ans ! », confie Denis, un grand sourire aux lèvres et la main autour de la taille de sa femme, qu’il veut bien prêter mais n’échangerait pour rien au monde.
*Les prénoms ont été modifiés.
—– L’AVIS DU PSY——–
« Le libertinage est un mode de vie »
Dr Laurent Karila, psychiatre addictologue spécialisé dans la prise en charge des addictions au sexe, auteur de Votre plaisir vous appartient (éd. Flammarion)
« Les couples qui se lancent dans le libertinage doivent passer un véritable contrat moral. Il faut qu’il y ait un lien très fort entre eux. Le libertinage est un mode de vie, plus qu’un moyen de pimenter une vie sexuelle. On peut booster sa sexualité différemment qu’en se lançant dans le libertinage, en redécouvrant le corps de l’autre, en scénarisant les choses, en utilisant des sextoys… Je déconseille fortement aux couples dysfonctionnels d’essayer le libertinage pour relancer leur couple.
A la base, il y a un fantasme essentiellement masculin de voir sa femme prendre du plaisir avec d’autres hommes mais d’être celui qui repart avec elle. C’est une forme de domination virile par rapport à des serviteurs sexuels, avec qui la femme n’a que du sexe-plaisir, ne fait qu’assouvir des envies quasi animales. Il y a aussi un fantasme de transgression, l’envie de repousser les limites du désir et du plaisir tout en respectant l’autre. Les libertins sont hypersexuels, c’est-à-dire qu’ils utilisent le sexe plus que les autres, et les soirées sont clairement ciblées : ce sont des soirées où on va baiser, il n’y a pas d’ambiguïté. »


Draguer un couple candauliste, voilà qui n’est pas évident. D’autant moins que l’on ne comprend pas toujours les motivations des couples pratiquant le candaulisme. Quelques idées repères pour mieux comprendre les couples candaulistes, et savoir les séduire.

Il m’est arrivé plusieurs fois, que ce soit en club ou – le plus souvent – lors de rencontres privées organisées sur internet, de rencontrer des couples candaulistes. D’abord surpris par cette pratique que je n’envisageais pas avant de devenir libertin, j’ai appris petit à petit quelques principes qui permettent de draguer un couple « cando » avec toutes les chances de son côté.
Il n’existe bien sûr pas de recette miracle, et les couples pratiquant le candaulisme sont bien entendu différents les uns des autres, mais je peux vous garantir que quiconque s’aventure à ne pas respecter ces quelques bases n’a – quant à lui – aucune chance de séduire un couple candauliste, quel qu’il soit.

1 – un couple candauliste n’est pas un couple trioliste

D’abord, bien distinguer le candaulisme du triolisme. Quand un couple trioliste vous invite, c’est pour un plan à trois. Quand un couple candaulisme vous demande de participer, c’est pour un plan à 2+1. Le « +1 » étant le monsieur, qui, dans un couple candauliste, reste le plus souvent voyeur.

Ceci étant dit, il arrive aussi que l’homme d’un couple cando participe d’un peu plus près qu’en simple simple voyeur à un plan avec un troisième larron. Cela peut se faire dans le cadre d’un scénario où il est soumis à sa femme, voire dans un cadre de bisexualité masculine. Par ailleurs, certains couples confondent eux aussi triolisme et candaulisme.

2 – draguer un couple candauliste = draguer un couple

Plaire à un couple pratiquant le candaulisme, ce n’est certainement pas draguer madame sans s’occuper de plaire à monsieur. Il faut se mettre ça dans la tête. Comme dans l’échangisme, le mélangisme ou le triolisme, c’est à un couple libertin auquel vous avez à faire.

Vous plaisez à madame, mais pas à monsieur ? Il y a fort à parier que vous n’arriverez à rien du tout. Il faut notamment que les deux candaulistes vous jugent digne de confiance. En d’autres termes, draguer un couple cando, c’est d’abord draguer un couple : il vous faut plaire aux deux.

3 – une femme candauliste n’est pas une salope !

Certains mecs débarquent sur les sites de rencontres libertines ou dans les établissements libertins en s’imaginant les libertines (et a fortiori les femmes candaulistes) comme des traînées, des Marie-couche-toi-là… Oubliez ces a priori : la femme candauliste, comme la femme libertine en général, n’est pas une salope, mais une femme qui va au bout de ses envies.

Et, croyez-moi, si vous ne vous êtes pas débarrassés de vos idées reçues sur la sexualité féminine, cela va se sentir, dans vos propos, dans votre attitude, et vous courrez à l’échec. Ce qui n’empêche pas, éventuellement, une femme candauliste de jouer à la salope : mais n’oubliez pas que ce n’est qu’un rôle.

4 – un homme candauliste n’est pas une victime

Idem pour monsieur : peut-être le scénario voulu par le couple cando vous donnera-t-il l’illusion que monsieur est soumis. Ce n’est qu’un scénario. De même, n’allez pas croire que l’homme d’un couple pratiquant cette forme de libertinage ne parvient pas à satisfaire madame, d’où le besoin d’aller voir ailleurs. C’est bien souvent le contraire : la femme satisfaite sexuellement est plus demandeuse, c’est bien connu.

Encore une fois, la relation sexuelle que vous allez vivre avec un couple candauliste – et ce même si l’homme ne participe pas – est bien une relation à trois. C’est à vous de vous adapter. Si monsieur joue les cocus soumis, rentrez dans le jeu sans jamais perdre de vue que ce n’est qu’un jeu.

5 – vous êtes un invité dans les fantasmes d’autrui

Finalement, tous ces principes se résument dans un concept simple que plus tôt vous comprendrez, plus tôt vous pourrez draguer un couple adepte de candaulisme avec succès : vous êtes invité dans les fantasmes du couple, c’est à vous de vous y adapter. Les couples candaulistes le sont pour tout un tas de raisons : envie de faire cette expérience particulière de libertinage, jeu de soumission, manque d’envie de rencontrer d’autres couples… Mais ce choix et cette pratique appartiennent au couple, qu’il vous faut envisager comme une entité.

Comme en toute chose, les règles de politesse et de savoir-vivre s’appliquent aussi bien envers madame qu’envers monsieur. L’humour (non gras), la jovialité et la courtoisie aident grandement à draguer les couples candaulistes. Mais la clé est celle-ci : vous n’êtes, en temps que troisième larron d’une relation candauliste, qu’un outil du plaisir du couple.

Ça ne vous convient pas ? Alors, essayez autre chose que le candaulisme.


Aujourd’hui, je continue ma série de réflexions sur le libertinage. Après avoir traité de la philosophie libertine dans le premier article et l’impact du libertinage de moeurs sur de couple et les questions à se poser dans le second article; voici un troisième article qui entre plus dans les pratiques du libertinage des mœurs et explique les pratiques des libertins.

Les pratiques du libertinage des mœurs et quelques définitions
Le milieu du libertinage a créé un ensemble de catégories de pratiques qui caractérisent la manière dont les couples libertinent. Ils existe donc une classification et des couples qui pratiquent du côte-à-côtisme, de l’échangisme, du gang bang, du mélangisme, du candaulisme, du triolisme, du voyeurisme, du sado masochisme, le fétichisme…

Commençons par définir ces pratiques…

Les candaulistes prennent du plaisir à regarder leur partenaire faire l’amour mais sans participer à l’acte. Le conjoint s’offre donc à un autre homme ou une autre femme, pendant que l’autre conjoint candauliste regarde la scène. Le plaisir vient de voir son conjoit avoir des relations sexuelles sous ses yeux. Le candauliste est très souvent un homme (contrairement à ce que l’on pourrait imaginer d’ailleurs).

triolisme-trio-couple-libertin

Le côte-à-côtisme consiste à pratiquer une activité sexuelle à coté d’autres couples mais sans échange ni interaction, c’est à dire que l’on peut, par exemple, se trouver dans une pièce avec un autre ou d’autres couples qui font l’amour mais le couple côte-à-côtiste n’interagit pas avec les autres couples. Il n’y aura donc pas de caresses partagées avec d’autres personnes. Souvent la pratique du côte-à-côtisme vient répondre à des fantasmes. En faisant l’amour en présence d’autres personnes, l’un des partenaires ou les deux réalisent un fantasme d’exhibition ou de voyeurisme.

Les mélangistes partagent les préliminaires avec d’autres couples. Il peut donc y avoir des échanges de baisés, des préliminaires (cunnilingus, fellations etc…) mais il n’y a pas de pénétrations sexuelles en dehors du couple.

L’échangisme consiste pour deux couples en général à échanger les partenaires respectifs. C’est du mélangisme mais avec la possiblité de pénétrations entre tous les participants. Il s’agit de la pratique la plus ouverte en terme de possibilités dans le libertinage.

Les triolistes cherchent à avoir une relation sexuelle à trois. Il est possible de faire un trio avec deux hommes et une femme (aussi dénommé trio HHF) ou avec un homme et deux femmes (cette fois ci dénommé HFF).

Le voyeurisme consiste à regarder les autres avoir des relations sexuelles et en retirer du plaisir, la différence avec le candaulisme est que les personnes que l’on regarde sont des inconnnu(e)s. L’aspect voyeuriste est souvent très excitant et présent dans le plaisir des libertins.

La pratique du gang bang (appelé aussi pluralité masculine dans certaines soirées) consiste pour une femme à avoir des préliminaires et une relation sexuelle avec plusieurs hommes en même temps (plus de trois sinon c’est un trio).

Les pratiques sado-masochistes (ou BDSM) ont en général peu de place dans le milieu libertin, les libertins n’étant pas très souvent adeptes du BDSM. Ce sont souvent des populations distinctes, ou en tout cas pour les personnes adeptes de libertinage et de BDSM, se pratiquent dans des cadres différents. La seule chose que l’on peut voir en club libertin classique ce sont des jeux de bondage avec, par exemple, un croix de Saint André où un homme ou une femme est attaché(e) à sa demande pour se retrouver à la merci des autres libertins (il faut alors mettre en place un safe word qui permet d’arrêter les jeux si nécessaire). Bref, c’est assez compliqué et je ne vais pas plus entrer dans les détails car ce ne sont pas des pratiques que l’on voit souvent et pas des pratiques de débutants libertins dans tous les cas.

Enfin, les fétichistes sont les personnes qui prennent du plaisir à être en contact ou regarder des objets spécifiques sur lesquels ils projettent leurs fantasmes et excitation. Cela peut être des matières (le latex, la dentelle), des tenues (les bas, les portes-jarretelles, etc…), des accessoires (les chaussures…), ou des parties du corps (les pieds, les doigts, les oreilles …). Là aussi, certains libertins peuvent être fétichistes mais ce sont deux milieux qui ne se mélangent pas souvent.

Mon point de vue sur les pratiques et le libertinage

Mon point de vue sur toutes ces catégories c’est que, bien que créés par et pour les libertins afin de désigner les pratiques, elles mettent les libertins dans des cases et vont donc à contre courant du principe même de la philosophie du libertinage d’esprit. En effet, si le libertin fait des efforts pour remettre en question les règles et diktats de la société afin de devenir un libre penseur ce n’est par pour se laisser enfermer dans des cases par d’autres libertins.

Ma remarque précédente est cependant en grande partie théorique et je ne dis surtout pas que les libertins qui se posent des limites ne sont pas de vrais libertins. Il faut bien évidemment respecter et accepter toutes les limites de chaque individu, mais j’avoue que la démarche de catégoriser les gens suivant leurs pratiques me dérange un peu dans ce domaine.
Pour moi, le libertinage des moeurs consiste finalement à vivre l’instant présent et de se laisser porter par le moment en fonction des envies, possibilités et connexions entre les personnes. D’ailleurs, beaucoup de mes ami(e)s libertin(e)s m’indiquent adhérer à cette façon de voir les choses : « il faut le bon feeling au bon moment ». Par exemple : « Je suis un homme , je ne suis pas bi mais j’ai envie d’embrasser cet homme car il me plait, alors pourquoi se le refuser ? » ou « Ces deux hommes sont très excitants, pourquoi madame ne les inviterais pas à se joindre à nous si elles en a envie à cet instant de la nuit ? » et ainsi de suite …

Cette vision, certes un peu idéaliste, du libertinage n’est souvent accessible aux couples qu’après avoir discuté et éclaircit les questions posées dans mon second article. Elle nécessite un vrai cheminement intellectuel et émotionnel à deux sur la jalousie, la possession, la liberté, l’amour dans le couple, le respect, le partage et le plaisir.

Au final, ces pratiques, plutôt que de devenir des carcans dans lesquels s’enfermer, sont des manières de qualifier ses limites. Et dans ce cas là, sont tout à fait nécessaires pour discuter et savoir de quoi l’on parle en terme de limites.


Si la pratique de l’échangisme est bien connue dans notre société, même par les personnes qui ne l’exercent pas, la pratique du mélangisme, quant à elle, est moins populaire.

Pourtant, elle est très appréciée de sa communauté qui trouve en elle une façon de se faire plaisir et de vivre des moments d’échanges sensuels très forts. Alors, qu’est-ce que le mélangisme, et quelles sont les différences entre ces deux formes de sexualité exercées en groupe ?

Zoom sur le mélangisme

Cette pratique est assimilée à une sexualité de groupe qui est formé par des couples et où les célibataires sont aussi acceptés. Les membres du groupe peuvent être plus ou moins nombreux. Dans ce groupe, les personnes auront des relations socio-sexuelles fondées sur un flirt poussé. En effet, les mélangistes prônent les actes qui sont basés sur des caresses, des baisers, ainsi que des échanges bucco-génitaux entre les différents partenaires. Ainsi, elle demeure une pratique plus sensuelle que sexuelle. Elle est donc idéale pour les personnes qui sont attirées par le libertinage et l’échangisme, mais qui ont besoin d’y aller doucement afin de se rassurer et d’identifier les codes des pratiques en groupe. En effet, le mélangisme est un véritable état d’esprit de vie sexuelle où chacun cherche à se faire du bien et à partager des moments forts sans pour autant se préoccuper de sa performance sexuelle et prendre des risques liés aux MST.

Couple échangite

Couple échangite

L’origine du mélangisme

Le mélangisme est inspiré des pratiques libertines des XVIIIe et XIXe siècles. À l’origine, il est pratiqué de façon clandestine dans les milieux élitistes de la sphère intellectuelle. Dès les années 2000, il commence à apparaître dans la presse. Mais c’est suite à l’apparition du sida que cette pratique s’est beaucoup développée, car elle permet d’éviter les risques de contamination du virus. En effet, la pénétration n’est pas acceptée dans cette sexualité de groupe, qui se fonde donc sur des échanges érotiques à la fois délimités et prudents, dans une ambiance néoromantique, à mettre en corrélation avec l’apparition de la prévention contre le sida. Par ailleurs, dans l’idéal, le mélangisme se pratique sans avoir recours à l’alcool ou à différentes drogues.

Les différentes limites du mélangisme

La pratique se base essentiellement sur du flirt afin de vivre des moments de sensualité et d’épanouissement sains. Généralement, ces instants sensuels s’arrêtent aux baisers et aux caresses, mais peuvent parfois aller jusqu’aux masturbations mutuelles. En revanche, les différents groupes n’ont pas les mêmes limites, car certains autorisent les fellations et les cunnilingus, alors que d’autres les interdisent. Malgré ces quelques divergences, tous les groupes de mélangistes sont d’accord sur une même barrière à ne pas franchir, à savoir celle de la pénétration et d’un rapport sexuel complet.

Le mélangisme versus l’échangisme

Les mélangistes tiennent à se démarquer des échangistes. Pour commencer, ils proscrivent tout rapprochement avec l’exhibitionnisme ou encore le voyeurisme. En d’autres mots, toutes les pratiques assimilées à la pornographie sont refusées. En outre, les mélangistes refusant strictement la pénétration et les risques qui y sont liés, cela les distingue aussi des échangistes. En revanche, comme expliqué précédemment, les différents groupes de mélangistes n’ont pas les mêmes limites. Ainsi, certains tiennent à se distinguer des échangistes, car ils ne pratiquent pas la fellation et le cunnilingus. Dans ce cas, le mélangisme permet de rester dans la sphère du fantasme, alors que l’échangisme permet de le concrétiser et de le vivre. D’un autre côté, certains échangistes disent intégrer le mélangisme à leur pratique en rapport avec les caresses intimes autorisées dans les deux communautés, ce qui réduit la différence à l’acte de pénétration. Enfin, plus généralement, ces communautés tiennent aussi à distinguer leur pratique par des philosophies, des façons de vivre et des idéologies différentes voire opposées.


Pratique libertine à mi-chemin entre le voyeurisme et l’échangisme, le candaulisme a convaincu plus d’un couple. Et vous, seriez-vous prête à tenter l’aventure ?

CANDAULISME : MODE D’EMPLOI

La candaulisme est une pratique sexuelle libertine qui consiste à prendre du plaisir en voyant son partenaire s’offrir à une tierce personne. En d’autres mots, un homme candauliste éprouvera du plaisir en voyant sa femme prendre part à des ébats sexuels avec un ou plusieurs autres hommes ou femmes. Le candaulisme peut également se pratiquer de façon plus « soft », en exposant par exemple une photo dénudée de sa/son compagne/compagnon à d’autres personnes.

S’il y a aujourd’hui davantage d’hommes qui se considèrent candaulistes, une femme peut bien entendu elle aussi pratiquer cette forme de libertinage, et prendra du plaisir en voyant son homme faire l’amour avec quelqu’un d’autre qu’elle.

A mi-chemin entre le voyeurisme et l’échangisme, le candaulisme peut aussi bien se pratiquer dans un club échangiste que dans l’intimité d’un foyer.

CANDAULISME : EST-CE FAIT POUR MOI ?

Avant de se lancer dans une relation candauliste, il est nécessaire de se poser plusieurs questions. Tout d’abord, demandez-vous si l’envie de tester cette pratique libertine vient de vous ou de votre compagnon. Si l’idée vous a été soumise par votre moitié, interrogez-vous sur votre envie propre : faire l’amour avec une tierce personne sous le regard de votre compagnon vous fait-il fantasmer ? Avant de se lancer, il est important de faire le point sur vos envies personnelles, afin de ne pas agir contre votre gré.

Si vous souhaitez mettre du piment dans votre couple, pensez également à déterminer si la pratique du candaulisme est celle qui convient le mieux à vos envies. Côte-à-côtisme, plan à trois, voyeurisme… Les pratiques libertines ne manquent pas et toutes viennent combler, à leur façon, des envies et désirs sexuels différents.

Enfin, si l’aventure du couple candauliste titille votre curiosité mais que vous ne vous sentez pas encore prête à franchir le pas, allez y en douceur. Et ce, en discutant longuement avec votre compagnon afin de faire le point sur les attentes de chacun, les limites (ou au contraire l’absence de limites) que vous souhaitez mettre en place, le type de profil(s) avec qui vous aimeriez tenter l’expérience… Un mot d’ordre pour que les choses se déroulent au mieux : la communication.


Les clubs libertins intriguent, fascinent et sont au cœur de nombreux fantasmes. Ces endroits sulfureux sont la promesse d’une aventure érotique intense. Décryptage.

Y a-t-il des règles à respecter dans un club libertin ?

La première règle est la quête du plaisir et la liberté de jouir comme on le veut, sans autres limites que celles du respect de ses partenaires de jeu. Car contrairement aux idées reçues, les clubs libertins ont aussi une éthique. L’essentiel des communications se faisant par le non verbal (regards, sourires, caresses, effleurements…), il est important de respecter les codes qui y règnent. S’habiller élégamment, faire preuve de subtilité en abordant les autres ou encore éviter de taper l’incruste sont des règles à respecter. D’ailleurs, les propriétaires craignent beaucoup pour la réputation de leurs établissements. Et ils font tout pour que leurs clients profitent d’un moment de plaisir sans prise de tête.

Couple échangiste

Couple échangiste

Sauna, club dansant, show sexy… à chaque établissement son ambiance, ses codes et ses usages. Par conséquent, les tarifs varient aussi énormément. Évidemment, il est préférable de choisir un club haut de gamme, avec une sélection à l’entrée pour être à l’abri des mauvaises surprises. De nombreux établissements possèdent leur propre site internet. Vous pouvez notamment y consulter le dress code, les soirées thématiques, l’ambiance…

Peut-on se rendre seule dans un club libertin ?

Envie d’une virée coquine en solitaire dans une ambiance feutrée et secrète ? Oui, mais voilà, vous craignez d’être assaillie de propositions indécentes, à la minute où foulerez le sol du club. Pas de panique ! Vous pouvez tout à fait vous contenter de siroter un verre, car rien ne vous oblige à participer. Il y a toutefois très peu de chance pour que vous y trouviez l’amour de votre vie. Les adeptes des clubs libertins s’y rendent dans un but bien précis : partager du sexe décomplexé sur place.

Quoi qu’il en soit, dans ces lieux mystérieux, ce sont les femmes qui ont le dernier mot. En clair, ce n’est pas parce que vous vous trouvez dans un endroit dédié à la luxure que vous devez tout accepter. Si un prétendant vous déplait, il suffit d’un signe pour l’éconduire. De même, si vous avez envie d’échanger des caresses ou des baisers sans aller plus loin, personne n’insistera. Renseignez-vous avant de vous déplacer, car certains clubs n’acceptent pas les femmes seules.

Et pour les couples, comment ça se passe ?

Pour assouvir un fantasme commun ou raviver la flamme d’un désir éteint, de nombreux couples se tournent vers les clubs libertins, à la recherche de sensations nouvelles. Évidemment, entente et complicité sont nécessaires pour tenter cette aventure. Si vous appréhendez cette « première fois » à deux, rassurez-vous. Les couples adeptes de ces clubs ne vous sauteront pas directement dessus ! Ils prendront le temps d’engager la conversation autour d’un verre ou d’un repas afin de vous mettre en confiance. Si l’envie est partagée, ils vous conduiront dans l’alcôve coquine… Que vous ayez envie de vous offrir des frissons érotiques ou de tenter l’aventure échangiste, une préparation est nécessaire en amont afin de fixer les règles du jeu. Pour un couple, se rendre dans un club libertin n’est pas un choix anodin.

Qui peut-on croiser dans un club libertin ?

Les clubs libertins autrefois réservés à une clientèle sélect se sont démocratisés grâce à la médiatisation dont ils ont bénéficié. Leurs adeptes ont désormais une moyenne d’âge moins élevée. Des couples qu’ils soient légitimes ou pas viennent y vivre de nouvelles fantaisies coquines ou relancer le désir. Ils s’offrent une virée dans un club libertin, quelques fois par an, comme d’autres s’offriraient un voyage exotique. Convaincus que cette aventure coquine ne fait que renforcer leur relation en attisant la jalousie.

Pour d’autres couples, d’un certain âge, le club libertin est un véritable rituel. Une escapade qu’ils s’accordent pour se rappeler la fougue des premiers temps. On y trouve aussi des couples éphémères, amants d’un moment, à la recherche de plaisirs inédits pour enrichir leur répertoire sexuel. Sans oublier les curieux et les fêtards venus se faire leur propre idée sur les clubs privés.


Le libertinage concerne aussi bien les hommes que les femmes et est entouré de nombreux stéréotypes tenaces. Décryptage de ces solides croyances avec la sexothérapeute Marjorie Cambier.

« Le cœur d’un libertin est fait comme une auberge, on y trouve à toute heure un grand feu bien nourri », disait Alfred de Musset. Une pratique qui, aujourd’hui, est entourée d’idées reçues. On dit que c’est sale, que les libertins ne sont pas sains d’esprit ou encore qu’ils ne prennent pas garde aux MST… Des clichés tenaces sur lesquels revient avec nous la psychologue clinicienne et sexothérapeute Marjorie Cambier.

ÊTRE LIBERTIN, C’EST FORCÉMENT AVOIR DES PRATIQUES SM

Fouets, combinaisons en latex, menottes… On a souvent tendance à s’imaginer que les soirées libertines sont le lieu de jeux sado-masochistes de domination et de soumission.

L’explication de Marjorie Cambier : Absolument pas ! On peut être libertin et avoir une sexualité somme toute assez classique, mais avec différents partenaires. L’échangisme, le mélangisme, le triolisme par exemple, sont des pratiques libertines mais qui ne sont pas sado-masochistes.

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LES LIBERTINS NE FONT PAS ATTENTION À LEUR SANTÉ

Le libertinage est souvent, dans la croyance commune, associé à un manque de précautions vis-à-vis des MST.

L’explication de Marjorie Cambier : Au contraire, le libertinage se fait dans un cadre très spécifique : les libertins font attention à leur hygiène, à leur corps et à leur santé. Dans ces soirées spécialisées, des préservatifs sont à disposition pour éviter toute exposition. Les sites dédiés au libertinage mettent d’ailleurs l’accent sur la prévention des MST.

CE SONT LES HOMMES QUI ENTRAÎNENT LEUR FEMME À ÊTRE LIBERTINE

Toujours dans la croyance commune, on a tendance à penser qu’une femme se laisse entraîner par un homme libertin, mais que la décision n’est jamais initiée par elle. Et ce, comme si elle ne disposait pas de son libre arbitre et que c’était les hommes qui disposaient du dernier mot sur la sexualité du couple.

L’explication de Marjorie Cambier : Il s’agit là aussi d’une idée reçue. Certaines femmes initient leur partenaire. Il y a autant d’hommes que de femmes dans ce milieu et ce ne sont pas forcément toujours les uns qui initient les autres !

LES LIBERTINS SONT TOUS BISEXUELS

Le libertinage est souvent associé à la sexualité de groupe et donc au plaisir charnel avec plusieurs sexes.

L’explication de Marjorie Cambier : Pas forcément, non ! On peut pratiquer l’échangisme ou d’autres activités libertines tout en étant strictement hétérosexuel ou homosexuel. Certains libertins sont clairement bisexuels, d’autres exclusivement hétérosexuels/homosexuels et une autre catégorie, enfin, peut se laisser tenter par une nouvelle expérience sans pour autant se définir comme bisexuelle.

ON NE PEUT PAS ALLER DANS UN CLUB LIBERTIN SANS PRATIQUER

Mettre les pieds dans un club libertin ne signifie pas forcément prendre part à des relations sexuelles à plusieurs. Il existe des endroits ouverts qui vous accueilleront si vous souhaitez découvrir cette pratique.

L’explication de Marjorie Cambier : Personne ne vous obligera à quoi que ce soit. Ce milieu est très respectueux et si vous refusez une proposition, ça ne pose aucun problème. La sexualité libertine est libérée, certes, mais surtout respectueuse des limites de chacun. Vous pouvez aller en soirée libertine pour l’ambiance, pour regarder… Certaines personnes ne viennent d’ailleurs que pour regarder ce qui s’y passe et pour s’imprégner de l’ambiance, cela suffit à les exciter.

ÊTRE LIBERTIN, C’EST ÊTRE INFIDÈLE

Avoir des relations sexuelles avec une autre personne peut être associé à une infidélité. Or, chez les libertins, les sentiments amoureux peuvent être distingués des relations sexuelles. Chaque adulte est consentant dans cette sexualité tandis que l’adultère est avant tout vécu comme une trahison.

L’explication de Marjorie Cambier : Les libertins sont des personnes qui font une nette différence entre l’acte sexuel et l’amour. Beaucoup de couples libertins vont en soirée libertine ensemble et ne se considèrent pas comme infidèles pour autant. Ils ont simplement préalablement défini un cadre, des règles et des limites qui conviennent à chacun. La fidélité se situe pour eux au niveau des sentiments et de certaines pratiques qu’ils se réservent (ces pratiquent dépendent de chaque couple), mais pas au niveau de la sexualité en tant que telle.

ETRE LIBERTIN C’EST ÊTRE ÉCHANGISTE

L’échangisme est une pratique sexuelle qui consiste pour deux couples à échanger temporairement les partenaires pendant les différentes phases du rapport, en vue d’une relation socio-sexuelle, selon la définition officielle. Il existe pourtant plusieurs autres pratiques libertines, bien différentes.

L’explication de Marjorie Cambier : Pas forcément, bien qu’il s’agisse de la pratique libertine la plus répandue (échange de couples lors de soirées spécifiques). On peut citer d’autres pratiques, telles que le mélangisme (échanges de couple mais sans pénétration, on ne pratique que les préliminaires), le triolisme (pratique non spécifiquement libertine consistant à faire l’amour à 3, 2 hommes et une femmes, 2 femmes et 1 homme), exhibitionnisme, voyeurisme, candaulisme (regarder son/sa partenaire avoir une relation sexuelle avec quelqu’un d’autre) …

LE LIBERTINAGE N’A PAS DE RÈGLES

On associe le libertinage a une absence de règles, à l’assouvissement de pulsions de façon désordonnée. Pourtant, cette pratique est très codifiée.

L’explication de Marjorie Cambier : Bien au contraire, le libertinage a des règles. Que ce soit dans les clubs et au sein de chaque couple, ces règles permettent à chacun de définir un cadre spécifique, les pratiques sexuelles autorisées/interdites, les limites et de garder en toute circonstance courtoisie et respect mutuel. Le libertinage n’est en rien une sexualité où tout est permis ! Il s’agit d’une sexualité libérée, où chacun peut vivre ses fantasmes, mais très respectueuse de l’autre, de ses limites et de son couple.

LE LIBERTINAGE N’EST PAS COMPATIBLE AVEC UNE VIE DE FAMILLE

Toute sexualité est compatible avec une vie de famille dès lors qu’elle se fait dans la sphère privée. Être parent et dire adieu à sa sexualité n’est pas quelque chose à envisager. Tout est question d’organisation et de préservation d’intimité.

L’explication de Marjorie Cambier : Le libertinage peut éventuellement être compatible avec une vie de famille, à condition évidemment de protéger ses enfants, de les garder complètement en dehors de cela. La sexualité adulte relève du domaine privé et intime. Les enfants, même ceux en âge de comprendre, n’ont pas à savoir ce que leurs parents font au niveau de leur sexualité, dans ces soirées ou dans d’autres. Cela pourrait même grandement les perturber.


Pour un soir, je suis le commis-débarrasseur de L’Orage. En pantalon de complet, chemise blanche, souliers vernis, je ramasse les verres vides pendant que les gens bavardent, dansent, s’accouplent. Le propriétaire, Jean-Paul Labaye, sait que je suis journaliste.

De moi, il n’a exigé qu’une chose: l’anonymat pour sa clientèle. Des personnalités fréquentent ces lieux; j’ai juré de taire leur identité.
Premier constat: l’activité sexuelle ici est mimétique.
Un gars se déshabille sur la piste de danse et prend sa blonde par-derrière; deux ou trois autres couples font alors à peu près la même chose.
Deux femmes s’embrassent? Dix autres les imitent.
Passé minuit, la piste de danse et le bar se vident. Les couples s’amusent.
Il y a un minimum de murs afin que tout soit visible sur deux étages assez vastes pour accueillir quelque 300 personnes – 160 le soir où je suis là.
Les lits sont animés. À gauche, à droite, derrière, devant, partout, il y a des gens nus, actifs. De 20 h à 3 h, je ne vois pas le temps filer. Le spectacle est distrayant.
Je retiens quelques observations de ma soirée de travail à L’Orage.
Civisme libertin
1. Les échangistes sont bien ordonnés. La permissivité sexuelle dans un groupe avec certains étrangers, ça impose un haut niveau de civisme. Même au plus fort d’une orgie lorsque tout le monde est nu (sauf moi), les libertins de L’Orage m’étonnent par leur politesse. Malgré leurs exploits kamasutresques, je leur trouve un côté garçon scout.
Permission explicite
2. Poser sa main sur l’épaule d’une inconnue pour amorcer la conversation, ça peut toujours se faire dans un bar normal. Mais pas ici. Il n’y a pas de vêtements, alors c’est la «bulle» autour de la personne qui la protège. Tout contact – même un effleurement – exige une permission explicite. Interdit d’insister en cas de refus. (Personne n’est obligé de coucher avec vous.) Un homme harcelant se fait rapidement montrer la porte.
Pas de photos
3. C’est peut-être le plus important des règlements: pas de photos. On ne rigole pas avec ça. Ces images pourraient être utilisées à des fins de chantage ou être publiées dans des sites pornographiques.

Couple dans un club échangiste

Couple dans un club échangiste

Fais ce que veux
4. Le libertinage impose sa propre éthique, ses propres interdits. À la vue d’un homme qui se touche avec insistance devant deux jeunes couples en train de faire l’amour, je grimace de dégoût. Une collègue vient alors me gronder. Chacun fait ici ce qu’il veut. L’homme ne fait donc rien de répréhensible. C’est moi qui suis immoral de montrer du dégoût pour lui.
Intimité interdite
5. Au club L’Orage, exhibitionnisme et voyeurisme font loi. Nul n’est donc censé s’isoler dans une pièce fermée – par exemple l’une des nombreuses douches – pour avoir une relation intime. Ce serait contraire à l’esprit de l’échangisme. Obligation d’agir en public. Tu veux de l’intimité? Reste chez toi.
L’âge et la lumière
6. Les lumières tamisées instituent une certaine égalité entre les corps et les peaux. La pièce légèrement moins éclairée attire des gens plus âgés. Les plus jeunes préfèrent étaler leur perfection dans la lumière.
Discipline du drap propre
7. Dans l’air flotte un parfum d’assouplisseur de tissu. Une préposée veille à la propreté des lits. Ce sont presque toujours les clients eux-mêmes qui changent la literie après leurs ébats. Par respect pour les prochains utilisateurs. Civisme, je vous disais. Des centaines de serviettes de bain blanches sont accessibles aux clients qui, n’importe quand, peuvent se doucher. Sur les tables de chevet, il y a des bols pleins de préservatifs.
Effet choral
8. Une vingtaine de femmes prises simultanément dans un même lieu, ça produit de la musique. Parce que les couples peuvent s’entendre, ils ont tendance à se synchroniser, voire à s’harmoniser, comme une chorale. Ces couples font vraiment l’amour ensemble dans une communauté de rythme et de volume. Le gémissement féminin évolue par vagues en crescendo. Parfois, un homme émet un râle ou un cri qui gâche la mélodie; j’ai envie de lui dire chut.
Sobriété vestimentaire
9. La plupart des femmes ici n’éprouvent pas le besoin de se vêtir de façon affriolante ou minimalement. À quoi bon? Tout le monde va se retrouver nu. Un code vestimentaire oblige la clientèle masculine à bien s’habiller. «S’il fallait que nous laissions entrer des gars en espadrilles, gaminets et casquette, toutes les femmes s’enfuiraient!» m’explique une employée.
Guerre du poil
10. Il y a d’un côté les glabres bronzés musclés au pubis épilé, et de l’autre, disons, les gens normaux, modérément velus, à l’épiderme non orangé et à la musculature non gonflée. Chaque groupe fait ses affaires sans se mélanger à l’autre, ai-je l’impression. Qui se ressemble s’assemble.
Monogamie têtue
11. Le mot échangisme est trompeur. Plusieurs Européens se plaignent que les Québécois, justement, refusent les «échanges» ou les nouveaux partenaires. Plusieurs couples que je vois ici restent entre eux. Ils sont ici pour voir et être vus. Pour faire l’amour en société. Mais pas pour admettre une tierce personne dans leurs ébats. Une certaine monogamie prévaut donc ici aussi.
Ébriété malvenue
12. Pas question de tolérer les différents états seconds dérangeants induits par l’alcool ou d’autres substances. L’orgie doit demeurer relativement sobre pour éviter les dérapages indésirables. Imaginez qu’une cliente se réveille en ne se souvenant plus de ce qu’elle a fait. «Si on remarque qu’une personne est saoule, on arrête de lui servir à boire et on la garde à l’œil», me dit une employée.
Sans vestiaire
13. À L’Orage, les gens se déshabillent et laissent leurs vêtements pliés ici et là. «Il y a toujours des clientes qui rechignent parce qu’elles ne retrouvent plus leurs sous-vêtements en fin de soirée, mais, habituellement, avec une torche électrique, on parvient à les localiser», me dit une employée.