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l y a vingt ans, le libertinage attirait principalement les 45-55 ans. Aujourd’hui, cette pratique séduit aussi les 20-30 ans. De jeunes adeptes nous ont raconté comment cela avait transformé leur sexualité, et bien plus encore.

Été 2017, à la table d’un dîner de mariage, au bord d’une plage corse. Une poignée de jeunes couples échangent avec entrain à propos de leur passion commune : le libertinage. L’alcool aidant, les langues se délient. “La première fois, c’est ma copine qui m’en a parlé, lance Mathieu*, l’un des garçons d’honneur, 30 ans, basé dans les Hauts-de-Seine et originaire d’Agde. Elle était attirée par les femmes et voulait tenter une nouvelle expérience.”
Influencés par les clichés hétéros, on aurait tendance à penser que ce sont plutôt les hommes qui demandent à leur partenaire de s’essayer à ce type de pratiques qui “sortent de l’ordinaire”, mais, selon notre panel de jeunes couples, ce sont souvent les femmes qui font le premier pas. “La première fois que nous sommes allés dans un club libertin avec ma copine, nous avons rencontré une bisexuelle. On a conversé, puis les filles se sont embrassées avant d’aller prendre une douche. Elles ne se sont pas souciées de moi jusqu’à ce que la fille en question demande à ma copine si elle pouvait aussi m’embrasser”, explique Jérémy, originaire de Metz. Ces deux-là ne sont pas des cas à part. “De plus en plus de trentenaires se laissent tenter. On sort peu à peu du cliché des quinquas qui souhaitent pimenter leur vie de couple”, confirme Marjorie Cambier, psychologue clinicienne et sexothérapeute, auteure du site Sexopsy-cambier.com.

RENCONTRES 2.0
De quoi redonner une nouvelle jeunesse à cette pratique jadis réservée aux couples plus matures et qui souffrait d’une image ringarde et pas franchement sexy. Si l’ancienne génération se contentait de fréquenter certaines adresses régulièrement (à Paris, Les Chandelles ou Le Moon City), culture millenial oblige, les jeunes couples misent aussi sur des sites spécialisés pour accélérer ce type de rencontres. “Pour cette génération très connectée, il est tentant d’y faire un tour, par curiosité, avant de sauter le pas, ou pour trouver facilement un ou une partenaire dès qu’on en ressent l’envie”, poursuit Marjorie Cambier. Wyylde.com est le site le plus populaire, l’équivalent libertin de Tinder ou de AdopteUnMec. Un tiers de ses nouveaux inscrits a entre 20 et 30 ans – contre une majorité de quadragénaires il y a encore quelques mois –, et représente une nouvelle génération friande de porno, très influencée par ses codes, qui banalise le triolisme et autres gang bangs.

HARD DE VIVRE
Alors, comment devient-on libertin ? Certains se lancent pour briser la routine, d’autres pour “sauver leur couple”, aussi étrange que cela puisse paraître. Mais attention à ne pas franchir le cap pour faire plaisir à l’autre, ou, au contraire, à placer ses désirs au premier plan.

Cela me permet d’éviter l’ennui d’une sexualité classique.

L’impulsion doit être commune. “À chaque fois qu’on va dans un club libertin ou dans une soirée privée, on y va à deux, sinon ce n’est pas du jeu. Il m’arrive de ne pas coucher avec d’autres femmes, mais de prendre du plaisir en observant ma copine faire l’amour avec des partenaires différents”, explique Mathieu. Pour Manon, 28 ans, sa compagne, accro au sexe sulfureux depuis dix ans, le libertinage est carrément devenu un mode de vie : “Cela me permet d’éviter l’ennui d’une sexualité classique. J’ai déjà fait l’amour à plusieurs, avec des dizaines de personnes en même temps (dans les clubs libertins, certaines pièces peuvent accueillir jusqu’à trente personnes, ndlr). J’ai déjà utilisé des accessoires comme des sex-toys, des menottes ou des fouets, la plupart du temps avec des femmes. Par contre je n’aime pas le SM, à chacun de fixer ses limites.” Dans le quotidien de Jérémy aussi, cette pratique sexuelle a eu un impact, en lui permettant entre autres de renouveler son cercle de potes : “J’ai changé certaines de mes habitudes. Avant j’adorais voyager, aujourd’hui, tous les étés, je descends dans le Sud de la France, à Agde, pour y retrouver mes amis libertins.” Mais la plupart de ses proches ne sont pas au courant : “Je n’ai jamais osé en parler aux membres de ma famille par exemple, ils ne sont pas ouverts d’esprit, ils ne comprendraient pas. Certains de mes amis m’ont d’ailleurs tourné le dos.” Si ses rangs se renouvellent, le tabou du libertinage, lui, reste intemporel.


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“Échanger, c’est mieux que tromper”, “nous étions à la recherche d’un nouveau souffle dans notre couple après plusieurs années de mariage”, voici quelques-unes des confidences recueillies par une journaliste du média néerlandais AD qui s’est immiscée dans un club échangiste l’espace d’une soirée. Avis et Témoignages

“Cela m’a permis d’avoir davantage confiance en moi”

Saskia, une adepte de l’échangisme
Pratique courante pour certains couples, inconcevable pour d’autres, l’échangisme intrigue. Plutôt que de simplement récolter des témoignages d’habitués, la journaliste Pam van der Veen a décidé d’aller à leur rencontre au Wilpenhof, un club implanté à Voorst, une petite ville néerlandaise située à 100 kilomètres d’Amsterdam.

Lors de cette visite singulière, son regard s’avère bien différent de celui porté par la gérante des lieux, Tineke van Huis (54 ans). “Je n’y prête plus attention”, assure-t-elle en faisant référence aux bruits qui émanent des chambres. “C’est comme habiter le long des voies ferrées. On entend les dix premiers trains, puis on y est habitué”.

“Tout le monde est le bienvenu ici. Que vous ayez 18 ou 80 ans, soyez professeur ou ouvrier du bâtiment. Peu importe aussi si votre conjoint a 36 ou 54 ans.”

Chaque couple débourse 50 euros pour avoir accès à la soirée, repas et boissons compris. Les femmes seules sont toutes autorisées à entrer pour la moitié du prix. En revanche, uniquement dix hommes célibataires sont tolérés chaque soir et le tarif est majoré de 30 euros pour les heureux élus. “Nous devons garder un certain équilibre à l’intérieur du club”, justifie Erik Immink, l’époux de Tineke. “La plupart des couples souhaitent davantage une femme seule, plutôt qu’un homme. Il faut donc veiller à ne pas avoir trop de représentants de la gent masculine.”

Salon de club liberttin échangiste

Salon de club liberttin échangiste

“Échanger, c’est mieux que tromper”

“L’échangisme est possible seulement si vous êtes honnête et si votre relation est bonne et basée sur la confiance”
Ronald, un habitué
“Vous savez, ce sont les femmes qui sont cheffes ici”, embraie Josje, une cliente qui fréquente les clubs échangistes depuis plus de 30 ans avec son mari Ronald, routier de profession.

“C’est nous qui décidons jusqu’où nous allons et avec qui. N’importe qui peut solliciter un moment privilégié, mais un simple rejet amical suffit. Si lors d’un échange avec un homme, je sens soudainement une main étrangère se poser sur moi, je dois simplement la repousser. C’est une règle tacite.”

“Au fond, personne n’est monogame et échanger est mieux que tromper, non?”, intervient Ronald. “Mais vous pouvez vous adonner à l’échangisme seulement si vous êtes honnête et si la relation que vous entretenez avec votre moitié est bonne et basée sur la confiance.”

Une description qui colle parfaitement à la liaison qu’entretiennent Bob et Saskia, mariés depuis 25 ans. Quinquagénaires hautement diplômés, ils ont découvert l’échangisme sur le tard. “Les enfants sont partis, nous nous sommes retrouvés à deux et étions à la recherche d’un peu de tension. Cela s’apparente à une sorte de deuxième puberté”, avance Saskia.

“Cela m’a aussi permis d’avoir davantage confiance en moi. Je n’avais jamais pensé avoir des relations sexuelles avec des hommes pour lesquels je n’éprouve aucun sentiment.”


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Meilleur endroit pour trouver 2 filles avec qui faire un plan à trois

De nombreux mecs fantasment sur les plans à trois avec deux filles. Mais comment réaliser un tel fantasme ? Il n’est en effet pas toujours évident de trouver des partenaires libertines. Heureusement, des solutions existent. Petit tour d’horizon dans cet article.

Les plans à trois avec deux filles

C’est sans doute l’un des fantasmes les plus répandus chez les mecs hétéros. L’idée de coucher avec deux filles en même temps est en effet particulièrement excitante et peut faire tourner la tête à de nombreux gars célibataires. La sensualité qui se dégage de ce fantasme est énorme et il va sans dire que la réalisation de cette envie s’avère généralement très jouissive. Que ce soit pour pimenter sa vie sexuelle ou satisfaire sa curiosité, le ménage à trois est une envie de (se) faire plaisir et de multiplier les sensations – ou d’en découvrir d’autres. De plus, rien de tel pour un mec que de donner du plaisir à deux filles pour booster son ego et retrouver confiance. Les films pornos véhiculent en outre des images très chaudes de plans à trois où deux nanas prennent plaisir à s’occuper d’un mec qui se retrouve soudain au centre de l’attention. Autant dire que les raisons de tenter l’aventure sont nombreuses. Mais comment faire pour trouver des partenaires prêtes à sauter le pas ?

Plan à troi, trio femme homme femme

Plan à troi, trio femme homme femme

Où trouver des partenaires de plans libertins ?

Que l’on vive à la campagne, dans une grande capitale ou encore dans une ville de taille moyenne comme Dijon, il n’est pas forcément aisé de trouver des partenaires de plans libertins. C’est d’autant plus compliqué pour un homme célibataire qui souhaite réaliser ce fantasme avec deux femmes. Le plus souvent, les plans cul à 3 ont lieu entre un couple et une autre personne, aussi la moitié du chemin est déjà faite, si l’on peut représenter les choses de cette manière. Mais pour un homme seul, il est essentiel de réunir deux filles qui partagent cette même envie, ce qui rend les choses un peu plus compliquées. Vous pouvez très bien vous rendre dans un club libertin pour tenter votre chance. Dans ce cas, veillez à choisir un club qui accepte les hommes seuls et les femmes seules. Une fois sur place, vous aurez peut-être la chance de tomber sur deux filles qui partagent votre désir et pourrez donc réaliser votre fantasme sans plus attendre. Toutefois, cela demande un concours de circonstances qui joue en votre faveur et vous permette de tomber sur deux personnes réceptives à vos envies dans la même soirée. Compliqué, donc.

Pour les plus pressés, il existe heureusement une autre solution, celle du site libertin. C’est en effet la méthode la plus rapide et la plus sûre pour trouver des partenaires de baise près de chez soi. Sur ces applis ou sites, on peut en effet faire la connaissance de nombreuses personnes qui partagent les mêmes fantasmes et n’ont pas froid aux yeux. Il est donc possible de rencontrer des partenaires rapidement de manière beaucoup plus sécurisée que sur des sites de rencontre classiques. Parmi ces sites, on trouve notamment le célèbre adultfriendfinder.com.

S’inscrire sur adultfriendfinder.com

Que penser du site adultfriendfinder.com ? Il s’agit de l’un des sites de rencontre coquine les plus populaires du moment, et pour cause : il réunit de nombreux utilisateurs dans toute la France et s’est vite imposé comme une référence dans le domaine du libertinage. Les couples en quête de relations échangistes s’y inscrivent pour trouver des compagnons de baise tandis que les célibataires y tentent leur chance pour trouver des personnes au potentiel sexuel compatible au leur. Le site se présente comme un espace dédié aux libertins novices ou confirmés qui souhaitent faire de nouvelles rencontres excitantes près de chez eux. Le design élégant est agréable et donne envie de s’y attarder. De plus, plusieurs outils sont disponibles et permettent de communiquer avec les autres utilisateurs selon ses préférences : chat, webcam, messagerie privée… Une version mobile permet en outre de se connecter depuis son smartphone pour ne rater aucune proposition. Ce site de rencontre libertine est par conséquent l’idéal pour trouver deux femmes prêtes à sauter le pas avec un homme pour un plan à 3. Toutefois, si vous préférez des femmes matures alors je vous recommande Rencontrer-des-cougars.com Le tout est de mettre en ligne une bonne photo de profil, de remplir les différentes cases de son annonce et de se lancer dans des discussions avec les utilisatrices qui vous intéressent. Ensuite, ça roulera tout seul !


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Justine n’a jamais cherché à devenir libertine, c’est le libertinage qui est venu à elle. Pour nous, la jeune femme revient sur la rencontre qui a tout changé et les multiples expériences sexuelles (mais pas que) qu’elle partage aujourd’hui avec son mari.

Il y a encore une dizaine d’années, quelque temps avant mon mariage, je menais une vie sexuelle plutôt classique. J’étais sage et réservée, mais à l’aise avec mon corps. Tout a basculé quand j’ai rencontré A. au travail. Une femme magnifique, qui est rapidement devenue une copine. Nous passions beaucoup de temps à discuter, elle me racontait ses soirées arrosées, ses rencontres avec des hommes. Elle était étudiante, jeune, libre. Elle n’avait aucun tabou. Très vite, je suis tombée en admiration pour elle, son style vestimentaire, son style de vie, son aisance.

“Le jour où j’ai embrassé cette femme, j’ai compris qui j’étais”
A. était sûre d’elle, bien dans sa peau, elle ne se posait aucune question et se foutait franchement des qu’en-dira-t-on. Ce qui me frappait, c’était ce sentiment qu’elle était à l’extérieur ce que j’étais à l’intérieur. Je sentais que je lui ressemblais, mais qu’un nœud au fond de moi m’empêchait de me révéler. Quelque chose bloquait.

Je suis libertine : témoignage d'une femme délivrée

Je suis libertine : témoignage d’une femme délivrée

Un soir, je l’ai suivie dans un bar. Nous avons bu et fait la fête. Je gardais mon masque professionnel, je n’osais pas me lâcher. Pourtant, A. m’envoyait des signaux, elle commençait à flirter avec moi. Je n’avais jamais embrassé une fille et ça me paraissait impossible. Ce n’était pas moi. Au fil de la soirée, cette impression que je me contenais beaucoup trop a fini par me mettre au défi. Hypnotisée par A. et portée par l’ambiance, j’ai choisi de me laisser faire, de déconnecter, de casser mon image. A. m’a embrassée et j’ai eu un déclic, sans pouvoir poser des mots.

“Avec mon partenaire, nous voulions tester de nouvelles expériences sexuelles, ensemble ou à plusieurs”
Lorsque A. a posé ses lèvres sur les miennes, elle nous a prises en photo, euphorique et heureuse d’immortaliser l’instant, le plaisir. Elle a posté le cliché sur Facebook, mais ça je ne le savais pas encore. Je suis rentrée chez moi un peu bredouille. Je voulais en parler à B., mon futur mari avec qui j’étais déjà depuis cinq ans, parce qu’il venait de se produire quelque chose de fou en moi. Une envie de m’affranchir des règles. Mais j’étais gênée, je ne savais pas comment il allait le prendre. Ce n’était même pas une question de culpabilité, car je ne m’en voulais pas. Je me sentais bien.

B. m’a tout de suite ôté une épine du pied puisqu’il venait de voir la photo sur Facebook et qu’il trouvait ça “chouette” . Il était titillé par cette image et par cette “nouvelle moi”. Nous avons discuté de cet événement, de mon ressenti, et on a conclu qu’on pourrait un jour tester de nouvelles expériences sexuelles, ensemble, à plusieurs. Néanmoins, pris par l’organisation du mariage, nous avons mis le dossier de côté.

“Notre envie première était que je fasse l’amour avec une femme sous les yeux de mon mari”
Après notre mariage, le sujet est revenu naturellement sur le tapis. Ce qui s’apparentait le plus à nos désirs était le libertinage. Pour nous, le libertinage est un espace de liberté de pensée et d’agir. C’est aussi un esprit de partage. C’est ce que nous attendions : nous ouvrir. A nous-mêmes, mais aussi aux autres. J’ai alors surfé sur le site nouslibertins.com et je nous ai inscris. Un mélange de curiosité et d’excitation.

Notre envie première était que je fasse l’amour avec une femme sous les yeux de mon mari et du sien, tandis qu’ils pourraient nous caresser, mais chacun sa chacune. Notre limite était telle que je ne voulais pas embrasser d’autres hommes, tout comme mon partenaire n’embrasserait pas d’autres femmes. Nous sommes tombés sur un couple partant et nous avons beaucoup discuté tous les deux avant cette expérience. Etre en confiance est primordial. Si l’un de nous deux ne le sentait pas, ou plus, il stopperait tout. Dans ce genre d’expérience, celui qui stoppe a toujours raison.

“On ne parle pas tant de plaisir sexuel, mais de partage”
Le jour venu, nous nous sommes laissés porter par le moment présent. Puis, très délicatement, l’autre homme a attrapé la main de mon mari et l’a déposée sur les seins de sa femme. C’était une invitation à aller plus loin. Ce n’était pas prévu, mais ce n’était pas forcé, non plus calculé. Pour autant, nous ne nous sommes pas mélangés, nous ne voulions pas aller trop vite. Mais ce geste, aussi puissant soit-il, nous a plongés dans une nouvelle dimension. Il a ouvert des portes.

C’était très agréable d’un point de vue sensations, mais dans ce genre d’aventure, on ne parle pas tant de plaisir que de partage : nous venions de partager quelque chose de dingue. Le lendemain, nous étions tous les deux sur un petit nuage. Nous avions le sentiment d’avoir vécu une soirée exceptionnelle et d’être exceptionnels. C’était assez dingue et cela nous rassurait quant à la direction que nous prenions.

“Le libertinage est une cerise sur le gâteau”
Aujourd’hui, nous pouvons dire que nous avons tenté plusieurs types d’expériences. Nous évoluons, ça s’est fait très lentement. Au sein du libertinage, il y a toute sorte de pratiques : le mélangisme (pas de pénétration hors couple), l’échangisme, le “côte-à-côtisme” (deux couples font l’amour côte à côte). Avant de nous lancer, nous parlons des heures. Et puis, nous avons toujours eu une relation épistolaire, alors nous n’hésitons pas à nous écrire de longs mails pour partager nos désirs et nos fantasmes, aussi nos limites.

Nous ne nous forçons jamais. Nous prenons les rencontres comme elles se présentent, on ne s’impose rien. Il nous est arrivé de tout abandonner pendant deux ans pour cause de soucis familiaux. Nous nous sommes alors éloignés du milieu libertin et ça nous manquait. Ce mode de vie est pour nous une cerise sur le gâteau. Nous aimons vivre ces instants exceptionnels, suspendus dans le temps, hors du temps.

“Nous ne courons pas après l’acte en lui-même, nous aimons la séduction, le fait de s’apprêter”
Nous cherchons d’abord à rencontrer des personnalités, à nous faire des amitiés à géométrie variable, comme on aime le dire. Nous créons des liens et nous voyons où ça nous mène. Nous ne considérons jamais les autres comme de simples plans cul. Très fréquemment, nous profitons simplement d’une expo avec des personnes pour qui nous avons un coup de cœur. Nous tombons sur des gens de tous milieux, aux histoires différentes, qui nous racontent leurs vies, leurs voyages, leurs métiers. C’est génial. Notre démarche ne se résume pas au sexe, elle est bien plus profonde que ça. Penser que ce n’est que du sexe, c’est réducteur.

On s’aperçoit vite que sur les sites de mise en relation pour libertins, il y a deux types d’approches. Il y a les personnes qui veulent simplement du sexe et qui envoient d’emblée un “galerie ?”, pour qu’on ouvre nos photos au public car elles sont privées. Ces individus sont là pour faire leur marché. D’autres, au contraire, privilégient l’humain, sans arrière-pensée. Nous appartenons à la deuxième catégorie. Nous ne courons pas après l’acte en lui-même, nous aimons la séduction, le fait de s’apprêter, comme si nous étions “un couple célibataire”. Nous nous sommes toujours dit que si nous n’avions pas de papillons dans le ventre avant un rendez-vous, on annulait. Ce n’est pas de l’amour, c’est davantage de la curiosité, une envie physique, un besoin relationnel.

“En ce moment, on s’initie au BDSM”
Nous sommes aussi libertins à deux. C’est un état d’esprit, une ouverture. Dans notre intimité sexuelle, nous restons friands de découvertes. Nous choisissons de la lingerie et nous testons de nouveaux sextoys. L’important est d’être sur la même longueur d’onde et de s’écouter l’un, l’autre et soi-même. Des mots que je me martèle régulièrement. En ce moment, on s’initie au BDSM (6 conseils hot pour dominer son homme à lire ici), et plus particulièrement au DS, c’est-à-dire à la domination-soumission. Nous commençons à peine, de façon ludique, pas violente du tout. Nous prenons notre temps, nous aimons l’exploration en douceur, et toujours sérieusement. Nous sommes intéressés par le rapport psychologique, plus que le rapport physique de cette pratique. Nous cherchons le lâcher-prise total, le fait de se laisser aller complètement à l’autre, de s’en remettre à lui en toute confiance.

“Je serais très gênée que ma famille le découvre”
Nos proches ne savent rien. Certes, ils devinent que nous sommes sexuellement à l’aise. Je n’ai aucun problème quand il s’agit de montrer ma boîte de jouets à mes copines. Mais on ne raconte rien de notre libertinage. Ce qui est drôle, c’est que nous sommes déjà tombés sur un couple d’amis sur le site que nous ne savions pas libertins. Nous ne montrons pas nos visages, mais ils ont reconnu notre style de photos. La “règle” tacite dans ce cas c’est “je sais et tu sais, très bien, mais personne ne raconte rien ailleurs”. Je serais très gênée que ma famille le découvre. Chez nous, le sexe n’est pas quelque chose que l’on dit ou raconte. C’est très personnel.

Nous nous cachons sous des pseudos. Ce sont des amis libertins qui m’ont inspiré le prénom de Justine après m’avoir surnommée ainsi en référence à Justine ou les Malheurs de la vertu, du marquis de Sade. Et j’aime beaucoup cette Justine, cette femme que je suis devenue, bien dans ses baskets, au lit comme dans la vie de tous les jours, depuis ma rencontre avec A…. qui a changé ma vie.


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Ana L’acrobate n’avait jamais pensé au libertinage avant de se rendre dans un club privé où vivaient tous les fantasmes. Elle te raconte son expérience sans détours ni tabous.
J’aime me lancer des défis.

Peu m’importe qu’ils soient de nature physique, de type nager un 400m papillon en moins de 15 minutes (j’ai toujours échoué à celui-ci), ou intellectuelle, de type ingurgiter la bibliographie du marquis de Sade sans que mon âme ne prenne feu.

Les défis m’aident à participer à ma propre vie, à ne pas la regarder passer, spectatrice.

Ils m’obligent à faire des découvertes plutôt qu’à rester chez moi binger Netflix.

Ce soir-là, par exemple, j’aurais pu rester chez ma mère à manger des tartes au coing. À la place, je suis partie à l’aventure…

Sacha, mon partner in crime en club libertin
C’était un vendredi, le jour où tout est permis dans mon imaginaire. La semaine est finie, et le week-end ne fait que commencer.

Le moment parfait pour boire une pinte de trop et faire la bringue jusqu’à ce que gueule de bois s’ensuive.

À l’époque, je vivais encore chez ma mère, au fin fond de Neuilly où les stations de métro sont plus rares les yorkshires. Mes voisins mettaient un point d’honneur à être tous plus ennuyeux les uns que les autres.

En gros, je m’emmerdais.

Alors quand mon pote Sacha, le type le plus lubrique de mon entourage, m’a proposé une sortie « sulfureuse », j’ai tout de suite dit oui.

Le connaissant, j’ai pensé à un bar à strip-tease. Je n’avais jamais été, donc why not ?

J’ai attendu Sacha en bas de son immeuble, tandis qu’il finissait de peaufiner son look. Il était du genre beau mec : grand, brun, barbu, ténébreux.

À l’époque, ça faisait 10 ans que nous étions potes.

Nos mères étaient de vieilles amies, et nous avons quasiment grandi ensemble. Évidemment, sur ces 10 années, j’en ai passé 6 à être désespérément amoureuse de lui !

Lui ne m’a regardée comme un être sexué que sur le tard, à un moment où j’avais cessé de lui accorder la moindre pensée lubrique.

Aller en club libertin, une proposition inattendue
Mais lui et moi étions compagnons de frasques. Il était plus âgé de 2 ans que tous mes amis, et se délectait d’être ma « mauvaise fréquentation ».

En réalité, notre influence était mauvaise dans les deux sens, car moi aussi je le poussais à faire des conneries. D’ailleurs, ce soir-là, il avait beau être l’instigateur de ladite bêtise, j’avais sauté dedans les pieds joints et avec bonheur.

Couple libretin au club échangiste

Couple libretin au club échangiste

Personne n’était à blâmer, nous étions deux vrais petits cons.

Lorsque Sacha est descendu de chez lui, il était plus beau que d’habitude.

— Devine où on va ?
— Dans ton cul.

Oui, j’avais le répondant d’une palourde. Que veux-tu, j’avais 19 ans.

— Allez, fais un effort, devine où on va.
— Dans un club de strip ?
— Haha, presque mais en pire.

Au fil de la conversation, Sacha me dévoilait le pot aux roses : il voulait aller dans un club libertin.

J’étais RAVIE.

Pénétrer un club libertin, une nouveauté
Dans mon ventre rugissait une bête avide de sensations fortes.

Sacha et moi avons traversé un bout de Paris pour atterrir dans le 17ème, au fond d’une rue tout ce qu’il y a de plus bourgeois.

Avant d’entrer je mettais les choses au clair avec lui. Il était HORS DE QUESTION que je participe à la moindre activité de type sexuelle.

Je ne tolère pas un seul geste de la part d’un type auquel je n’ai pas donné mon consentement.

Et j’en profitais pour le mettre lui aussi en garde : cette soirée ne signifiait pas que nous allions changer de statut et devenir d’éventuels fuck friends !

Il nous fallait rester potes, un point c’est tout.

Sacha partageait tout à fait mon point de vue. Notre but commun ? Satisfaire notre curiosité et… MATER.

Après avoir soufflé un bon coup, j’ai sonné à la grande porte cochère. Une dame d’un certain âge nous a ouvert et m’a dévisagée, déconcertée :

— Quel âge avez-vous jeune fille ?
— J’ai 19 ans, Madame.
— Mais… vous savez ce que c’est ici ?

Mon sourire suffit à la faire taire, et nous rentrâmes après avoir payé deux entrées UNE FORTUNE.

L’ascenseur censé nous faire voyager jusque dans les affres du libertinage au 3ème étage était si exigu que Sacha et moi nous retrouvâmes collés.

Je cherchais ses yeux du regard et les ai trouvés étonnamment stressés.

— Tu flippes ?
— Tu rigoles ?! Je m’en fous.

Pour la première fois, je le trouvais vulnérable, tandis que moi j’étais finalement assez à l’aise.

Je venais en spectatrice, alors il ne pouvait rien m’arriver. Du moins c’était tout ce que j’espérais.

Le club libertin, ce lieu étrange aux coutumes particulières
L’ascenseur a ouvert sa bouche et nous a vomis sur le palier d‘un appartement haussmannien.

J’ai sonné, et une femme plutôt laide est venue m’ouvrir. Mon cœur a commencé à battre la chamade.

À l’intérieur de la grande pièce, des hommes et des femmes tous âgés d’au moins 40 ans discutaient amicalement. Au milieu trônait un buffet avec du saumon et d’autres plats salés assez médiocres pour le prix déboursé.

Je me souviens avoir trouvé le choix des mets étranges. Qui a envie de bouffer du saumon après avoir sucé de la bite ?

Berk.

Pour masquer ma gêne et mon envie de rire, j’ai fait quelques tours de buffet, ma main logée au creux du bras de Sacha pour montrer à l’assemblée que je n’étais pas seule.

Tout le monde me regardait. Les hommes comme les femmes. Avec l’envie de moi, je le sentais. Normal, j’étais plus jeune qu’eux d’au moins 20 ans.

Les corps qui se cherchaient n’étaient pas ceux qui me plaisaient. Je regardais cette masse comme un tas informe de chair qui ne m’excitait pas pour deux sous.

— Sacha, les gens sont cheums bordel…
— Moi je trouve que ça va.

C’est là que j’ai compris : il prenait cette expérience au sérieux. Toute cette ambiance lui plaisait. Je n’ai pas jugé, je pigeais parfaitement, même si je ne partageais pas son enthousiasme.

Alors pour lui faire plaisir et pour en découvrir un peu plus sur les coutumes du lieu, je décidais de passer 2h de plus au milieu de tous ces canapés en velours rouges qui sentaient la MST à plein nez.

Quand la température monte en club libertin
Plus la nuit recouvrait la ville, plus les corps se dénudaient. Les femmes remontaient leurs jupes, laissant entrevoir leur sous-vêtements, les hommes étaient parfois torse nu.

Je n’arrivais pas à passer outre leur âge et leur avais même collé une étiquette « vieux dégueu ». Pas très sympa de ma part, je le sais bien maintenant…

Moi, j’étais assise près du bar, à discuter avec Sacha. Finalement, on était là-bas comme au pub ! La différence était mince, tant je ne me sentais pas concernée par les corps qui s’échauffaient.

Un grand homme, que je n’avais pas encore remarqué, s’est soudain dirigé vers moi. Il était magnifique, avec ses mâchoires bien dessinées, et les yeux aussi grands que des soucoupes.

Il s’approcha de moi, planta son regard franc dans le mien puis m’accorda un beau sourire. Un détail me froissa pourtant : il était en train d’éplucher une putain de mandarine.

Il glissa à Sacha :

— Je peux vous emprunter votre amie pour l’emmener quelques minutes à l’étage ?

Je répondis :

— C’est à moi qu’il faut demander, c’est moi qui décide. Et ce soir, je ne suis qu’observatrice.

Pas vexé le moins du monde, il me fit un baise-main ridicule et partit à l’affût d’une nouvelle proie.

« À l’étage »… il ne me fallut pas longtemps pour comprendre que c’était là le lieu de toutes les débauches. Ma curiosité avait atteint des sommets encore jamais égalés.

En route vers les hauteurs, avec Sacha.

Le début des VRAIS bails en club libertin
Là-haut, il y avait plusieurs chambres.

La première était immense et proposait un lit king size. La seconde était plus exiguë mais remplie de monde.

Je rentrais dans cette dernière, et partageais l’espace avec d’autres « mateurs » agglutinés devant le lit, comme au spectacle.

Dessus, une femme était à son affaire avec 5 mecs. Parmi la foule occupée à bander, j’ai reconnu immédiatement le type à la mandarine.

Beaucoup moins habillé qu’une heure plus tôt, il se branlait sur le visage de sa compagne de jeu.

Celle-ci semblait comblée par ce gang bang. Un devant, un derrière, un dans la bouche et deux qui lui caressaient les seins d’une main en se masturbant de l’autre.

C’était plutôt agréable de voir tous ces humains prendre du plaisir et en donner.

Après avoir sucé la moitié de son assemblée, la quadragénaire s’est mise à genoux et a reçu le sperme de ses amants en plein visage. J’assistais, patiemment mais médusée, à mon premier et dernier bukkake en direct.

Ça gémissait dans tous les sens. Les couples commençaient à se caresser les uns les autres.

Est-ce que j’ai apprécié cette virée en club libertin ?
Les gens prenaient du plaisir. Plutôt kiffant, finalement ! Enfin… pour eux.

Moi, je ne savais pas trop quoi penser. Ces pratiques sexuelles étaient pour moi méconnues, enfin à l’époque. Je les avais vues dans des porno, mais la réalité est bien plus hard à digérer.

J’étais à la fois fascinée et dégoûtée. Une partie de moi pensait que le tout était un peu excitant, l’autre que c’était franchement glauque.

Encore aujourd’hui, presque 7 ans après, je ne suis pas suis pas sûre de savoir où je me situais, où je me situe.

Je me souviens surtout d’avoir été absorbée par le spectacle et m’être posée mille questions.

La fin d’une aventure en club libertin
Je suis restée encore une demi-heure à regarder ces corps s’entremêler puis suis redescendue, laissant Sacha à ses rêveries à l’étage.

Quand il finit par redescendre, je remarquais immédiatement son air satisfait, presque apaisé. Nous avons ri autour du buffet, puis avons laissé les gens de la nuit s’ébattre à leur guise.

Pour nous, c’était fini, il était l’heure de rentrer se coucher.

Bien sûr, dans le taxi nous avons débriefé. Ni lui ni moi n’avions les idées vraiment claires, nos propos étaient assez flous.

Lui avait été surexcité par l’ensemble de la soirée. Même me voir, moi, déboussolée, ça lui avait fait quelque chose : il m’a dit m’avoir trouvé très belle, car vulnérable.

Les rôles s’étaient inversés depuis la scène de l’ascenseur, quelques heures plus tôt. Car j’avais sous-estimé le potentiel de malaise en moi, ainsi que le facteur « vieillesse » des participants à la soirée.

Ces éléments avaient contribué à me rendre moins sûre de moi qu’au début de la nuit. C’est moi qui avait le souffle court, dans le taxi. Lui, il avait découvert un nouvel eldorado, dans lequel il se rendrait régulièrement, mais sans moi.

Aujourd’hui, Sacha et moi ne nous voyons quasiment plus, car il est parti vivre loin, mais nous partagerons toujours le souvenir de ce moment nocturne, tout droit sorti d’un film érotique des années 80.

J’en garde personnellement un souvenir amusé mâtiné d’un soupçon de dégoût.

Je me rappelle des canapés en velours, de leur odeur, de la lumière rouge et diffuse, des corps larges et ridés, du sperme sur un visage, de cris rauques.

Mais je me rappelle aussi, en rigolant, qu’un gars m’a proposé une baise en épluchant une mandarine !

Personnellement, je n’ai jamais réitéré l’expérience, mais qui sait… peut-être un jour. Dans un club plus jeune, moins glauque, avec un partenaire qui serait le mien.

Une chance de t’y croiser ?


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Vous avez la sensation que votre couple ronronne, qu’il a perdu cette passion tant appréciée des débuts et que rien n’arrive à la réveiller à nouveau. Faut-il pour autant envisager l’échangisme ?

Pierre et Isabelle sont en couple depuis 14 ans. Ils ont deux enfants en pleine forme et tout se passe plutôt bien pour eux. Sauf que, depuis quelques années, ils s’ennuient au lit, surtout Pierre qui n’arrive plus à se satisfaire de leurs habitudes sexuelles. Avec les années et la venue des enfants, ils n’arrivent plus à retrouver cette plénitude, cette légèreté et spontanéité des débuts.

Ils ont tenté d’en parler ensemble, de pimenter leurs ébats mais les efforts s’essoufflent trop rapidement pour en revenir, finalement, aux mêmes habitudes. C’est alors que Pierre propose à Isabelle de tenter une expérience : et pourquoi pas tester l’échangisme ? Cette pratique est de plus en plus répandue aujourd’hui, de nombreux couples osent tenter l’expérience … alors pourquoi pas eux ?

Peut-être que, comme Pierre et Isabelle, vous avez la sensation que votre couple ronronne, qu’il a perdu cette passion tant appréciée des débuts et que rien n’arrive à la réveiller à nouveau. Faut-il pour autant envisager l’échangisme ? Quels sont les avantages mais aussi les risques d’une telle pratique ? C’est ce que je souhaite aborder dans cette nouvelle chronique sexo.

D’où vient cette pratique ?
Il est difficile de savoir exactement quand le libertinage a commencé… mais il semblerait que ses pratiques soient aussi vieilles que le monde. Que ce soit durant l’époque Romaine, au moyen-âge ou durant la fameuse époque du XVIIIème siècle, les orgies, banquets ou jeux laissaient place à une réelle libération des mœurs.
On en entendra beaucoup moins parler par la suite mais c’est en Europe, durant la seconde guerre mondiale, que se développera le concept de « key parties », soirées durant lesquelles les hommes mélangeaient les clés de leurs chambres pour être choisis au hasard par leurs épouses.

La libération sexuelle durant les années 70 amènera un autre concept : celui de communauté sexuelle qui change les règles du jeu, ne prônant plus alors la préservation du couple comme c’est le cas dans l’échangisme.

Aujourd’hui, et depuis une bonne quinzaine d’années, le nombre de clubs échangistes ou de sites dédiés à ses praticiens ne cesse d’augmenter, témoignant d’une réelle volonté de casser la routine sexuelle tout en préservant son couple.

Quelques données chiffrées :
En Belgique, 1 personne sur 10 fréquenterait des clubs échangistes mais 7% des Belges pratiqueraient régulièrement l’échangisme.

Les hommes y sont 4x plus représentés que les femmes avec 16% contre 4% des femmes. Par ailleurs, les Belges seraient ceux qui feraient le plus l’amour en présence d’autres personnes : 17% contre 10% à 13% dans les pays avoisinants.

En ce qui concerne les classes sociales, elles y sont toutes représentées, et il y aurait autant de jeunes que de plus âgés, contrairement à ce que l’on peut croire.

L’échangisme, concrètement c’est quoi ?
Il s’agit d’une pratique de relations sexuelles entre adultes consentants qui s’échangent des partenaires dans le but de partager de nouvelles expériences.

Au sein de ce concept, beaucoup de choses sont possibles :

• l’échangisme dans le couple hétérosexuel,

• le mélangisme (découvertes d’autres partenaires sans qu’il n’y ait de pénétration hors couple),

• le triolisme (au couple s’ajoute un partenaire supplémentaire),

• le candaulisme (l’homme observe sa femme durant un rapport sexuel avec un autre homme),

• le cotéacotisme (avoir des rapports sexuels avec son partenaire en étant suffisamment proche d’un autre couple pour une observation mutuelle),

• l’échangisme dans le couple bisexuel (où toutes les combinaisons sont possibles)

• la sexualité de groupe (également appelé « partooze » qui peut se pratiquer en club ou à domicile, selon les règles émises par les pratiquants).

L’objectif est clair : prendre du plaisir, et pour l’atteindre, tout est envisageable tant qu’il y a le consentement de toutes les parties. Cela se pratique en club, en soirée privée ou en petit comité à la maison.

Y a-t-il des étapes à suivre ?

Si vous en arrivez à faire ce constat d’ennui sexuel, il est avant tout primordial de prendre le temps d’en parler à deux. Avez-vous réellement tout fait pour réveiller votre sexualité ? Votre sensualité ? N’y a-t-il pas d’autres manières d’agir avant d’envisager une telle étape pour votre couple ? Seriez-vous réellement prêts à voir votre partenaire dans les bras d’une autre personne et d’y prendre du plaisir ?

Y penser est une chose, mais le voir en est une autre … alors abordez concrètement toutes ces facettes avant d’aller plus loin dans votre cheminement. Par ailleurs, et ce de manière plus individuelle, n’hésitez pas à réfléchir à vos envies : le feriez-vous pour vous et votre couple ou pour faire plaisir à votre conjoint? Dans ce cas les choses seraient-elles justes ?

Une fois cette étape réalisée, il sera nécessaire ensuite d’établir vos règles respectives : avez-vous besoin de rencontrer d’autres couples avant d’aller plus loin ? ou au contraire ne pas créer de lien avant la rencontre sexuelle ? S’agit-il juste du plaisir des yeux ou peut-on aller jusqu’au rapport sexuel en tant que tel ? Tout doit être dit … cela vous permettra de réaliser plus concrètement ce qui peut se passer, et donc vérifier que vous pourrez gérer ce genre de situations le moment venu.

Quels sont les avantages pour le couple ?
Pour ceux qui ont « osé passer le cap », il ressort que leur sexualité est réveillée, que le désir et l’excitation est à nouveau au rendez-vous. Le couple retrouve une sorte de deuxième jeunesse, les deux partenaires étant alors ré-érotisés, plus attractifs et découverts différemment.

Par ailleurs, la notion de couple est conservée, dans le sens où l’objectif est de lui donner un « coup de fouet » et non d’être dans une logique d’infidélité autorisée. Il s’agit d’un projet commun, d’une recherche de couples et de lieux que l’on fait ensemble. On se prépare, on partage ses ressentis, que ce soit avant ou après.

Le jeux de la séduction est également réinvesti, voire certains fantasmes mis en pratique dans un contexte où l’on ose davantage se laisser aller. Certains tabous peuvent également tomber pour laisser place à plus de lâcher-prise et donc plus de plaisir.

Quels sont les risques ?

Il est certain que cette pratique n’est pas sans risque puisqu’elle peut aller jusqu’à détruire la relation de couple.

En effet, certains couples peuvent se sentir perdus, déséquilibrés après cette expérience. Ils peuvent ressentir une réelle perte de repères, une incompréhension face au choix des partenaires ou des pratiques sexuelles jamais testées au sein du couple. Voir son partenaire dans ce contexte et prendre du plaisir avec d’autres personnes peut se révéler choquant voir dévalorisant si l’on n’y est pas suffisamment préparé. Et cela peut conduire à de la jalousie ou encore une perte de confiance en soi, en l’autre ou en son couple.

Il est possible également que des sentiments viennent se mêler aux rencontres échangistes, surtout si ces couples se voient à plusieurs reprises. L’expérience risque alors sérieusement de dévier de son objectif premier : réinvestir son couple.

Au bout d’un moment, c’est en général un des deux conjoints qui ne souhaite plus poursuivre l’aventure libertine. Il met alors fin à un projet conjugal et ce de manière unilatérale. Cette décision peut amener de grosses frustrations voire des difficultés à se satisfaire de relations sexuelles plus « classiques » pour les partenaires, car soyons honnêtes, il n’est jamais simple de se satisfaire de « moins » quand on a connu « plus ». Un sentiment de frustration, voire de trahison peut faire surface, créant ainsi rancoeur et distance, dans un projet qui est sensé apporter complicité et partage.

Vous l’aurez compris : si ces pratiques libertines peuvent apporter une réelle cure de jouvence à votre couple, elle peuvent tout autant être à l’origine de sa perte.

Il est donc vivement conseillé de prendre le temps suffisant avant de s’y investir, car faire marche arrière est toujours plus délicat que ce que l’on imagine, et, comme dans beaucoup d’autres domaines, la réalité a toujours moins de saveur que ce que l’on avait imaginé ou fantasmé … conseils d’une sexologue !


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9 questions que vous n’avez jamais osé poser sur les clubs libertins

Un club libertin, ça risque pas de faire exploser un couple ?

Tout le monde n’est pas fait pour les clubs libertins et ça ne veut absolument pas dire que c’est bien ou mal.

Il faut voir ces lieux comme une des très nombreuses possibilités d’exprimer sa sexualité.

À partir de là, si ça vous attire, que ça attire votre chéri•e, et que vous avez bien discuté de ça ensemble… Ça ne pose aucun problème.

Prenez soin de mettre au point des règles : avez-vous le droit d’embrasser, de toucher, d’avoir des relations sexuelles avec d’autres ? Dans quelles conditions ?

Une bonne idée est de mettre en place un safeword (un mot choisi préalablement) à utiliser si vous vous retrouvez dans une situation qui vous met mal à l’aise.

Le club libertin lieu de rencontre et de plaisir

Le club libertin lieu de rencontre et de plaisir

Par exemple, quand ça ne va pas, une amie me raconte qu’elle appelle son mec Scotty et non plus Scott. C’est très discret, et c’est parfait pour une fuite subtile. Surtout quand l’on est avec d’autres personnes.

Est-ce qu’il y a des partouzes tous les soirs dans les clubs libertins ?

Eh bien… Non. Cela peut arriver, mais il faut pour cela une énergie collective. Certaines soirées sont plus folles que d’autres, tout pareil que certains événements plus « classiques ».

Il faut cependant savoir que la plupart des clubs libertins font des soirées thématiques. On retrouve par exemple régulièrement :

Les soirées où seuls les couples hétérosexuels, les couples lesbiens et les femmes seules sont accepté•es.
Les soirées gang bang où on laisse entrer jusqu’à 6 ou 7 hommes par femmes seules.
Mais aussi les soirées bondage, cuir, ou simplement déguisées !
Il y a certains thèmes qui poussent plus à certaines pratiques et certains endroits qui sont plus connus pour accueillir certains types de soirées et de public…

À vous de faire vos recherches, et n’oubliez pas : si vous voulez que quelque chose de fou se passe, n’attendez pas que la chose arrive. Faites-la arriver !

Est-ce que tu peux entrer dans un club libertin et finalement ne pas baiser ?

OUI. Le consentement est roi.

S’engager dans un club ne signifie pas obligatoirement y avoir une relation sexuelle. À l’intérieur, vous faites ce que vous voulez !

En revanche, s’il vous plaît, ne vous rendez pas dans ce genre de soirées comme on va dans un zoo. N’y allez pas si c’est juste pour rigoler ou pour assouvir une curiosité : c’est profondément irrespectueux pour les gens qui s’y trouvent.

Est-ce que les gens se promènent tout nus dans un club libertin ?

Commençons par le commencement. Il y a deux types spécifiques de clubs libertins :

Les secs, qui ressemblent à des bars ou boîtes de nuit.
Les humides, qui sont en fait des saunas/hammams.
Généralement, dans les deux cas, les gens sont habillés (même si ce n’est que d’un paréo) au niveau du bar et de l’espace dansant.

Dans tous les cas également, ces espaces sont clairement délimités par rapport aux zones dédiées au sexe, que l’on appelle communément Coins câlins.

Dans ces parties, vous pouvez déambuler habillé•es ou nu•es, vu que c’est là que les gens baisent.

On rencontre quel type de personne dans un club libertin ?

En deux mots : DE TOUT. On y voit des jeunes, des vieux, des beaux, des moches, des personnes plutôt aisées, des personnes issues de milieux plus populaires, des habitué•es et des débutant•es…

Au milieu de ça, soyons honnêtes, la moyenne d’âge est un peu élevée. De ce que j’ai vu dans les clubs hétéros et bis parisiens, on retrouve une majorité de quadra/quinquagénaires.

Cette moyenne varie cependant selon les clubs et les soirées.

Il ne faut donc pas être gêné•e par la diversité des corps et des âges quand l’on se rend dans ce genre d’endroits. Toutes ces personnes vont probablement faire l’amour sous vos yeux, et certaines vont peut-être tenter de vous mêler à leur affaire.

Comment ça se passe TRÈS CONCRÈTEMENT de pécho dans un club libertin ?

Désolée mais il n’y a pas de règles. En revanche, disons qu’il y a grosso modo deux manières de faire.

La première est de rencontrer « avant » l’action. Donc vous discutez ou dansez avec une ou des personnes, jusqu’à ce que l’une d’entre vous propose de passer dans les coins câlins.

La deuxième possibilité est de rencontrer des gens alors que vous êtes déjà au milieu de l’action.

Certains espaces pour faire du sexe sont ouverts, et certaines configurations laissent l’opportunité à d’autres individus de rejoindre la danse. Il suffit alors de demander : « est-ce que je peux vous rejoindre » et d’obtenir un oui.

Aussi simple que ça. Bam.

ET LE CONSENTEMENT ? On en parle ?

Cette dernière partie peut faire peur mais rassurez-vous : les clubs libertins sont des lieux généralement safes. Le consentement est règle d’or : si une personne dit non, on ne doit pas continuer.

Si vous avez des limites, par exemple si vous ne supportez pas qu’on vous tienne les poignets, dites-le avant de lancer toute action avec un•e inconnu•e. Cette personne sera ainsi prévenue.

Après, comme partout, il peut y avoir des relous. Rassurez-vous : ils restent très minoritaires.

Autre chose à prendre en compte : dans la plupart des clubs libertins, les espaces pour faire l’amour sont plutôt ouverts. On vous verra donc faire l’amour. Il peut même arriver que des gens s’arrêtent pour vous regarder.

L’exhibition fait partie du jeu. Si vous n’êtes pas à l’aise avec ça, ce n’est peut être pas une bonne idée de tenter cette aventure.

Les clubs libertins, c’est pas super risqué en terme de MST/IST ?

Il y a généralement des capotes partout dans un club libertin. Vous pouvez d’ailleurs amener les vôtres si vous préférez.

À partir du moment où vous en utilisez, les risques sont réduits. Vérifiez simplement que vos amant•es les enfilent bien et rappelez-vous qu’à chaque changement de partenaire, il faut changer de capotes.


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Libertinage : 7 questions que vous n’osez peut-être pas poser… Voici les réponses !

Club échangiste, soirées libertines… Vous avez envie d’en savoir un peu plus sur les codes et les usages de ces pratiques ? Pierre Des Esseintes, spécialiste de la sexualité humaine répond aux questions, parfois un peu embarrassantes que l’on pourrait se poser sur le milieu du libertinage…

Peut-on être libertin, sans être échangiste ?

« Bien sûr, le libertinage est un terme générique. L’échangisme est une pratique particulière parmi les multiples possibilités offertes par le libertinage. Etre échangiste, c’est pratiquer l’échange de partenaires, et cela renvoie à une conception du libertinage un peu dépassée car plutôt machiste : « j’échange ma femme contre la tienne. » Aujourd’hui, dans le libertinage, on compte à peine 50 % d’échangistes. »

Le candaulisme, c’est quoi ?

« Le mot vient d’un roi de Lydie, Candaule, qui appréciait de voir son épouse observée et désirée par un de ses officiers. La pratique sexuelle à laquelle ce roi a donné son nom consiste, pour un homme, à prendre plaisir à observer sa femme en train de faire l’amour avec un autre. »

En quoi consiste le mélangisme ?

« Le mélangisme se pratique entre deux couples, entre lesquels tout est permis, sauf la pénétration « hors couple ». »

Comment savoir si l’autre est intéressé ? Comment « reconnaître » un libertin ?

« Pour savoir si l’autre est intéressé, il suffit de lui demander ! Pour reconnaître un vrai libertin : c’est une personne qui ne vous forcera jamais à faire quoi que ce soit, qui ne sera jamais insistant, ou dragueur… Un libertin est respectueux, et se plie toujours aux désirs des femmes. Le libertinage est le domaine où les femmes sont reines. »

Tout le monde peut-il entrer dans un club libertin ?

« En principe oui. Il faut savoir que certaines soirées sont réservées aux couples, d’autres aux hommes seuls. Ces derniers ont un code de bonne conduite strict à respecter ! »

Pour commencer… plutôt soirée privée ou club ?

« A moins de bien connaître l’organisateur de la soirée privée, je dirais plutôt club. Les clubs permettent une bonne initiation au libertinage, dans un environnement sécurisé. Et l’on ne s’y sent pas obligé de faire quoi que ce soit. On peut s’y rendre, la première fois, simplement pour observer. »

Y a-t-il un dress code particulier pour entrer dans un club libertin ?

« Oui, les clubs libertins sont les derniers endroits où l’on s’habille encore pour sortir ! Pour les hommes, chaussures de ville et chemise obligatoire. Les filles sont encouragées à s’habiller sexy, donc pas de chaussures plates et pas de pantalon ! Il faut savoir que dans un club, une fille peut danser toute nue si elle le désire, ce n’est pas pour ça qu’elle risque une main aux fesses. C’est pour cela que les femmes apprécient les clubs : elles s’y sentent totalement libres, et parfaitement respectées. Certaines, d’ailleurs, ne s’y rendent que pour danser et se sentir désirées, sans aller plus loin. »


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Même si le le libertinage peine à se défaire de sa mauvaise réputation, des jeunes s’y intéressent. Tous n’osent pas franchir les portes d’un club. Des sites de rencontres spécialisés leur facilitent la tâche, et plus si affinités.

Au XVIIe siècle, le libertinage existait déjà. “Ce mot désignait deux branches de dissidence, soit la philosophie contre la religion, soit la liberté sexuelle”, annonce Didier Foucault, auteur du livre Histoire du libertinage : des goliards au marquis de Sade (éditions Perrin). Au XXIe siècle, des hommes et des femmes sont toujours libertins. “La population est très variée. Le libertinage touche tous les âges et toutes les catégories socioprofessionnelles. Depuis janvier 2017, 29 % des nouveaux inscrits ont entre 18 et 25 ans”, précise Benjamin Warlop, chargé de communication de Wyylde, le site de rencontres libertines qui a succédé à Netechangisme. En 2014, une enquête de l’Ifop démontre qu’environ 5 % des Français ont essayé l’échangisme. “La pratique la plus populaire est le plan à trois, qui tourne autour des 11 % en France. Le libertinage y reste minoritaire”, renchérit François Kraus, directeur des études.

Une alternative aux clubs
Les clubs libertins rebutent parfois. Du haut de ses 19 ans, Lucie*, en couple avec Robin depuis un an et deux mois, n’a jamais été tentée. “Personnellement, cela ne m’a pas traversé l’esprit. On commence seulement”, avoue-t-elle. Alors que les sites de rencontres les aident à tisser des liens, les clubs libertins les emmènent en terrain inconnu. “Internet permet d’y aller en douceur, de discuter avec les gens, de se poser les bonnes questions. Dans un club, nous avons moins de choix, ce qui limite nos chances de trouver quelqu’un qui nous plaît. On se sent presque obligé de faire quelque chose”, remarque Méryle, fondatrice du site HFlibres.

Olivier et Perrine, malgré leur jeune âge, 21 ans et 20 ans, ont déjà été dans un club. “L’ambiance y est festive et respectueuse. La première fois, nous étions très stressés et mal à l’aise. Maintenant, ça va beaucoup mieux. Nous voyons régulièrement les mêmes personnes”, détaillent-ils. C’est lors d’une de ces sorties qu’on leur a conseillé de s’inscrire sur Wyylde. Grâce à ce site, Olivier et Perrine ont rencontré un groupe de libertins. “Nous avons été au restaurant, puis dans un club. Nous étions quatre couples au restaurant et une dizaine à la soirée”, continue Olivier.

Badoo, un autre terrain de chasse
Parfois, des libertins élargissent leurs recherches. Ils s’inscrivent sur Badoo ou Tinder pour un plan à trois. Selon un sondage réalisé par l’Ifop en 2015 , 40 % des Français se sont déjà inscrits au moins une fois sur un site de rencontres. Et 38 % d’entre eux avouent chercher seulement un coup d’un soir.

En couple avec Sandra depuis cinq ans, Christophe a trouvé une femme sur Badoo. “Dans sa description, il était marqué qu’elle était ouverte à un plan à trois. Nous avons parlé avec elle pendant trois semaines, avant de la rencontrer. Depuis que nous sommes sur NousLibertins, nous ne sommes plus en contact”, ajoute ce libertin de 24 ans.

De l’expérience à la clé
Tout porte à croire que le public intéressé par le libertinage est plutôt jeune. “En général, les couples ont entre 20 et 35 ans. Cet attrait vient du porno, les gens y voient une sexualité débridée. Ils se mettent à faire de l’échangisme, du triolisme, un gang bang… “, souligne Cédric, président de NousLibertins. La sexologue Karin Rousseau va plus loin : “Il y a une recherche de performance : ‘Je veux être le meilleur amant.'”

C’est pour gagner en expérience que Marc est devenu libertin. Après une rupture douloureuse, il n’arrivait plus à s’investir dans une relation. Depuis un mois, il est inscrit sur NousLibertins. “La multiplicité des partenaires évite l’attachement”, commente Karin Rousseau.

À 19 ans à peine, Marc a déjà rencontré une femme de 32 ans. “Nous nous sommes vus dans un lieu public, puis dans un hôtel”, se rappelle-t-il. Son jeune âge est parfois un handicap, parfois une aubaine. “Des libertins auraient essayé avec moi, si j’étais un peu plus vieux. D’autres sont attirés par ma jeunesse. Je parle actuellement avec un couple, dont la femme est plus âgée. Elle a l’air très jolie et mature “, raconte-t-il

D’abord curieux, Thomas y a également pris goût. Pourtant, il ne s’imagine pas continuer quand il sera en couple. Jusqu’à présent, il a eu des “aventures” avec un couple et trois femmes.

Eve de Candaulie, auteure de L’infidélité promise (Tabou éditions), pour sa part, en a rencontré de tous les âges. “J’ai même fêté l’anniversaire d’un petit jeune de 18 ans avec ses cousins dans un club libertin. Au fond, l’âge ne change pas l’alchimie entre deux personnes. Avec moi, c’était un super bon coup”, conclut-elle.

Un moyen de raviver la flamme
Sur les sites de rencontres libertines, le choix est assez vaste. Des célibataires, des couples, des homosexuels ou encore des transgenres s’inscrivent. Des amitiés et des couples se forment même par leur biais. “Des membres se marient. Ils nous envoient des photos de leur bébé. Ils nous remercient d’exister”, déclare Cédric, président de NousLibertins. De plus en plus de couples expérimentent le libertinage.

Il y a trois ans, Alexandre prend cette décision avec sa moitié. Depuis, ils ont pris l’habitude de rencontrer des libertins, en couple ou séparément. Quand il s’agit d’une rencontre en couple, ils privilégient leur tranche d’âge, la vingtaine. “Mais cela ne me dérange pas de voir une femme plus vieille, tout seul”, admet Alexandre. Petit à petit, avoir d’autres partenaires pimente leur vie de couple. Ensemble depuis trois ans, Marie et Nicolas cherchent de nouvelles expériences. Pour l’instant, ils ont testé le “côte-à-côtisme”, c’est-à-dire qu’ils ont fait l’amour à proximité d’un couple, sans aucun contact avec lui.

Côte-à-côtisme et mélangisme, des choix judicieux pour un début
Différentes pratiques les aident à changer de routine : le candaulisme, l’échangisme, le mélangisme, le triolisme… Si un homme essaie le candaulisme, il sera excité de regarder les ébats de sa compagne avec un autre. Dans le triolisme, il va les rejoindre.

“Le libertinage n’est pas nécessairement de l’échangisme. Il ne se limite pas à un échange de partenaires. Quand il y a du voyeurisme, c’est déjà du libertinage. Quelqu’un qui fait du côte-à-côtisme, c’est du libertinage. Ceux qui pratiquent le mélangisme, c’est encore du libertinage. Ils vont se mélanger à un autre couple. Ils vont s’embrasser, vont peut-être aller jusqu’aux préliminaires. Mais il n’y aura pas de pénétration hors couple. Il y a aussi le 2 + 2, où les partenaires ne sont pas dans la même pièce, constate Fred, administrateur d’Entre Coquins .

Chaque couple évolue à son rythme. “Ils commencent par du côte-à-côtisme ou du mélangisme”, dit Méryle, fondatrice de HFlibres. Olivier et Perrine sont passés par là. “Nous sommes prêts pour l’échangisme. Nous attendons juste le bon moment”, révèlent-ils.

Scato, sodomie et SM, non merci
L’essentiel est d’éviter de se précipiter. Edouard et Sophie, âgés de 28 et 26 ans, étaient perdus au début. “Nous avons rencontré un couple avec lequel nous avons échangé tout de suite, de manière trop brutale. Après, nous sommes revenus au mélangisme”, regrette Edouard. En effet, il arrive que des libertins doivent fixer des limites. Marie et Nicolas, par exemple, n’embrassent personne. “C’est un acte lié à l’amour”, se justifient-ils. Jonathan, quant à lui, est un novice de 23 ans. Il a rencontré trois couples avec sa copine. Mais il n’accepte pas tout : “Nous ne faisons rien de plus que ce que nous faisons en couple : pas de SM, pas de sodomie… Je n’ai pas encore droit à la sodomie. Il est hors de question qu’elle le fasse avec un autre mec.” Désormais, Edouard et Sophie ont défini des limites. “La scato et le SM hard, ce n’est pas notre truc. La sodomie, nous la testons en couple”, expliquent-ils.

Un mot qui fait peur
Évidemment, le libertinage est toujours tabou. “Pour nous, c’est une façon de vivre sa sexualité et non de la consommation. Le libertinage renforce la nécessité de dialoguer, de se comprendre”, insiste Roxane, en couple avec Florian depuis quatre ans. Même si ces couples sont très ouverts, ils restent fidèles. “Cela peut paraître spécial pour ceux qui ne sont pas libertins. Il faut avoir confiance en son couple”, garantit Méryle, libertine elle-même.

Mais le terme intimide. Alors qu’elle animait un atelier sur le libertinage, Ève de Candaulie s’est aperçue que des personnes étaient choquées, car elles l’associaient à quelque chose de peu recommandable. Elle s’est donc adaptée : “J’ai changé le nom de l’atelier : non-exclusivité sexuelle. Tout de suite, cela faisait moins peur.”


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Relation ouverte, échangisme, adultère, liberté sexuelle… Des façons de vivre le couple autrement existent, mais ne fonctionnent pas forcément pour tous.

La question
Mon conjoint doit partir travailler à l’étranger durant un an. Nous avons une vie sexuelle très active et nous réfléchissons à «ouvrir» notre relation, mais je crains que cela mette à mal notre couple. [Céleste, 33 ans]

La réponse
Cette nouvelle étape dans la vie de votre partenaire vous pousse à des changements. Au lieu de changer de couple, vous réfléchissez à choisir un nouveau modèle. C’est un pari que beaucoup ne sont pas prêts à faire. Liberté sexuelle, relation ouverte ou échangisme sont des termes de plus en plus évoqués aujourd’hui. Souvent murmurés, mais rarement abordés posément. En effet, ces modifications au sein des rapports amoureux touchent à des dimensions sensibles telles que la jalousie et la sécurité affective. Ces questionnements ébranlent également les valeurs qui constituent les fondations du lien. Votre crainte est un sentiment habituel lors d’une décision comme celle-ci.

La distance a des effets divers et variés. Elle peut éloigner comme elle peut rapprocher. Elle est susceptible de stimuler le désir et l’attirance. Le sentiment de manque peut être douloureux, et faire en même temps exister l’autre dans l’esprit. Si cela vous fait peur, trouvez des solutions pour maintenir un lien entre vous deux. Inventez des rituels qui vous permettent de vous sentir proches affectivement malgré cette séparation physique.

Votre intimité sexuelle est riche, selon vous. Quels sont les besoins que cette «richesse» comble? L’ouverture à des relations «adultères» permet certes d’élargir vos expériences et de satisfaire votre appétit. Mais si votre sexualité de couple sert à renforcer le sentiment de partage, de réunion ou de rencontre, il est possible que les rapports extraconjugaux n’assouvissent pas vos besoins. Définissez clairement ce que l’un et l’autre vous recherchez et positionnez-vous par la suite. Entendez-vous également sur un cadre et des limites qui seraient au service de votre relation (avec qui, comment, où).

Une fois le chemin balisé, profitez de cette nouvelle aventure et permettez-vous d’évoluer en fonction du ressenti éprouvé lorsque vous l’aurez expérimenté.

Par ssypu swinger