[Total : 2    Moyenne : 4.5/5]

“Échanger, c’est mieux que tromper”, “nous étions à la recherche d’un nouveau souffle dans notre couple après plusieurs années de mariage”, voici quelques-unes des confidences recueillies par une journaliste du média néerlandais AD qui s’est immiscée dans un club échangiste l’espace d’une soirée. Avis et Témoignages

“Cela m’a permis d’avoir davantage confiance en moi”

Saskia, une adepte de l’échangisme
Pratique courante pour certains couples, inconcevable pour d’autres, l’échangisme intrigue. Plutôt que de simplement récolter des témoignages d’habitués, la journaliste Pam van der Veen a décidé d’aller à leur rencontre au Wilpenhof, un club implanté à Voorst, une petite ville néerlandaise située à 100 kilomètres d’Amsterdam.

Lors de cette visite singulière, son regard s’avère bien différent de celui porté par la gérante des lieux, Tineke van Huis (54 ans). “Je n’y prête plus attention”, assure-t-elle en faisant référence aux bruits qui émanent des chambres. “C’est comme habiter le long des voies ferrées. On entend les dix premiers trains, puis on y est habitué”.

“Tout le monde est le bienvenu ici. Que vous ayez 18 ou 80 ans, soyez professeur ou ouvrier du bâtiment. Peu importe aussi si votre conjoint a 36 ou 54 ans.”

Chaque couple débourse 50 euros pour avoir accès à la soirée, repas et boissons compris. Les femmes seules sont toutes autorisées à entrer pour la moitié du prix. En revanche, uniquement dix hommes célibataires sont tolérés chaque soir et le tarif est majoré de 30 euros pour les heureux élus. “Nous devons garder un certain équilibre à l’intérieur du club”, justifie Erik Immink, l’époux de Tineke. “La plupart des couples souhaitent davantage une femme seule, plutôt qu’un homme. Il faut donc veiller à ne pas avoir trop de représentants de la gent masculine.”

Salon de club liberttin échangiste

Salon de club liberttin échangiste

“Échanger, c’est mieux que tromper”

“L’échangisme est possible seulement si vous êtes honnête et si votre relation est bonne et basée sur la confiance”
Ronald, un habitué
“Vous savez, ce sont les femmes qui sont cheffes ici”, embraie Josje, une cliente qui fréquente les clubs échangistes depuis plus de 30 ans avec son mari Ronald, routier de profession.

“C’est nous qui décidons jusqu’où nous allons et avec qui. N’importe qui peut solliciter un moment privilégié, mais un simple rejet amical suffit. Si lors d’un échange avec un homme, je sens soudainement une main étrangère se poser sur moi, je dois simplement la repousser. C’est une règle tacite.”

“Au fond, personne n’est monogame et échanger est mieux que tromper, non?”, intervient Ronald. “Mais vous pouvez vous adonner à l’échangisme seulement si vous êtes honnête et si la relation que vous entretenez avec votre moitié est bonne et basée sur la confiance.”

Une description qui colle parfaitement à la liaison qu’entretiennent Bob et Saskia, mariés depuis 25 ans. Quinquagénaires hautement diplômés, ils ont découvert l’échangisme sur le tard. “Les enfants sont partis, nous nous sommes retrouvés à deux et étions à la recherche d’un peu de tension. Cela s’apparente à une sorte de deuxième puberté”, avance Saskia.

“Cela m’a aussi permis d’avoir davantage confiance en moi. Je n’avais jamais pensé avoir des relations sexuelles avec des hommes pour lesquels je n’éprouve aucun sentiment.”


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *